Activité de soins de suite et réadaptation dans les établissements publics, PSPH et privés en 2008

Activité de soins de suite et réadaptation dans les établissements publics, PSPH et privés en 2008

Colloque Adelf-Emois / Revue d’Épidémiologie et de Santé Publique 58S (2010) S5–S26 Session G - Il n’y a pas que le MCO : le SSR G1 Utilisation des ...

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Colloque Adelf-Emois / Revue d’Épidémiologie et de Santé Publique 58S (2010) S5–S26

Session G - Il n’y a pas que le MCO : le SSR G1

Utilisation des données chaînées du PMSI SSR pour l’étude des hospitalisations SSR à la suite d’un accident vasculaire cérébral en France C. de Peretti a , J. Nicolau b , J. Holstein c , O. Rémy-Néris d , F. Woimant e Département des maladies chroniques et des traumatismes, institut de veille Sanitaire, Saint-Maurice, France b Direction scientifique, institut de veille Sanitaire, Saint-Maurice, France c Département d’information médicale, Assistance publique–Hôpitaux de Paris, Paris, France d Université de Bretagne occidentale, CHU de Brest, Brest, France e Service de neurologie, hôpital Lariboisière, Assistance publique–Hôpitaux de Paris, Paris, France

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Mots clés : Accident vasculaire cérébral ; SSR ; Dépendance Introduction.– Une étude sur les hospitalisations des accidents vasculaires cérébraux (AVC) en soins de suite et de réadaptation (SSR) a été réalisée dans la base nationale du PMSI SSR. Les objectifs étaient d’estimer le nombre d’AVC pris en charge en SSR et de décrire les caractéristiques des patients et de leur prise en charge. Méthode.– Les patients ont été sélectionnés dans la base nationale 2007 du PMSI MCO à partir du diagnostic principal d’AVC constitué, puis chaînés via le numéro national d’anonymisation dans le PMSI SSR : seuls les patients dont l’hospitalisation SSR avait débuté le mois ou le mois suivant la sortie du secteur MCO ont été inclus. Résultats.– Sur les 97 465 patients hospitalisés en court séjour pour AVC, 26 % ont été retrouvés via le chaînage dans le PMSI SSR : les femmes ainsi que les plus de 75 ans étaient plus nombreux en SSR (respectivement 54 et 61 %) que parmi les patients AVC non adressés en SSR (48 et 54 %). En première semaine du séjour SSR, 55 % des patients présentaient un score de dépendance physique élevé. Les trois-quarts des patients SSR étaient hospitalisés en soins de suite médicalisés et un quart, en médecine physique et de réadaptation (MPR). La durée médiane de séjour en SSR était de 45 jours. Discussion/conclusion.– Le chaînage du PMSI permet de relier avec une bonne fiabilité les données de prise en charge des AVC. Au plan des limites méthodologiques, 6 % des séjours SSR n’étaient pas exploitables en raison d’un numéro de chaînage incorrect ou absent, contre 1 % en MCO. Le quart des patients hospitalisés en court séjour pour AVC a été identifié dans la base du PMSI SSR ; seuls 6 % des patients victimes d’AVC étaient admis en service de MPR en première semaine du séjour SSR. doi:10.1016/j.respe.2010.02.033 G2

Estimation des besoins en lits de soins de suite et de réadaptation en Languedoc Roussillon dans le cadre du SROS SSR à partir des données PMSI MCO

SSR. Nous avons calculé le nombre de lits spar pathologie, filière spécialisée et territoire en supposant un taux d’occupation de 85 %. Résultats.– Pour la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux par exemple, nous avons sélectionné les séjours d’au moins deux jours en MCO, de patients âgés de moins de 80 ans, non décédés, avec un diagnostic principal (I60*, I61*, I631 à I633, I64*). Nous avons estimé que 60 % des patients devaient être pris en charge en SSR spécialisés pendant 60 jours en moyenne. Pour le territoire de Nîmes-Bagnols, cela représentait 10 692 journées, soit 34 lits. Discussion/conclusion.– Notre analyse est difficile à appliquer aux SSR polyvalents puisque des critères non recueillis par le PMSI MCO y sont déterminants (problèmes sociaux, environnementaux. . .). En utilisant la base régionale, nous nous confrontons aux effets de bord. On méconnaît les besoins de prise en charge à partir du domicile ou des consultations externes. Ce travail a contribué à la réalisation du SROS tout en tenant compte de l’existant, des contraintes d’équipement et de ressources humaines. doi:10.1016/j.respe.2010.02.034 G3

Chaînage des données PMSI SSR et MCO pour l’analyse du recours aux soins de suite et de réadaptation V. Pauly a , S. Haas b , E. Vigneron c , X. Thirion a Service de santé publique et d’information médicale, Assistance publique–Hôpitaux de Marseille, Marseille, France b Nouvelle fabrique de territoires (NFT), Montpellier, France c Université de Montpellier, conseiller scientifique de la NFT, Montpellier, France

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Introduction.– Dans le cadre de l’élaboration du projet médical de territoire des Bouches-du-Rhône sud et à la suite de la parution des décrets 376 et 377 du 17 avril 2008 réglementant l’activité de soins de suite et de réadaptation (SSR), il s’est avéré nécessaire d’établir un premier état des lieux des liens entre activité gériatrique de court séjour et activité de gériatrie en SSR. Méthode.– À partir de la base régionale PMSI SSR 2007, les séjours décrits dans la base PMSI SSR ont été chaînés avec les séjours de la base PMSI MCO de 2007 en utilisant le numéro anonyme et via la création d’un algorithme de sélection d’un unique séjour MCO antérieur au séjour de SSR. Ensuite, les données de ces deux séjours chaînés ont été comparées pour étudier les types de séjours MCO induisant des séjours de SSR (d’un établissement de BDR-SUD). Résultats.– Ont été analysés, 20 314 séjours réalisés dans le territoire des BDR SUD et chaînés avec un séjour de MCO. Soixante-dix pour cent des semaines d’hospitalisation de SSR sont consacrées à quatre grands types de soins : les poursuites de soins médicaux post-traumatiques, rhumato-orthopédiques, cardiovasculaires et neuromusculaires. Les activités de court séjour induisant ces séjours en SSR sont assez variées et divers profils de recours aux soins de suite ont été mis en évidence selon le type de séjour en SSR : des motifs de recours ciblés pour les soins de suite, de poursuites de soins médicaux post-traumatiques et des motifs de recours plus diversifiés pour les soins de suite neuromusculaires. Discussion/conclusion.– Cette étude avait pour but d’étudier le recours au SSR dans le territoire des bouches du Rhône sud. Elle a permit de montrer l’intérêt de l’utilisation des bases PMSI et en particulier du chaînage comme outil d’analyse du recours au soin et des filières d’adressage.

M. Fages , C. Defez-Fougeron , T. Boudemaghe , J.-P. Daures Département BESPIM, CHU Carémeau, Nîmes, France

doi:10.1016/j.respe.2010.02.035

Mots clés : SROS SSR ; Territoire de santé ; Estimation besoins

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Introduction.– La circulaire no DHOS/O1/2008/305 redéfinit les modalités d’admission et de prise en charge des patients en soins de suite (SSR). Notre travail a consisté en l’évaluation des besoins en lits de SSR pour la région Languedoc Roussillon pour les filières spécialisées : locomoteur, système nerveux, cardiovasculaire, respiratoire. Méthode.– À partir des recommandations des sociétés savantes, nous avons établi les critères PMSI nous permettant de sélectionner les séjours MCO susceptibles de nécessiter une hospitalisation en SSR. Les pathologies ont ensuite été regroupées selon les filières spécialisées de SSR. Les critères (codes CIM 10 et/ou actes CCAM, avec parfois des notions d’âge et/ou comorbidités) ont été appliqués à la base régionale PMSI MCO 2007. Nous avons appliqué aux séjours MCO des quotas de prise en charge vers le SSR et une durée moyenne de séjour en

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Activité de soins de suite et réadaptation dans les établissements publics, PSPH et privés en 2008 F. Séguret a , C. Meunier a , Y. Gaubert b Unité d’évaluation des bases nationales d’activité hospitalière – DIM, CHU de Montpellier, Montpellier, France b Banque de données, fédération hospitalière de Franc, Paris, France

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Mots clés : Soins de suite et de réadaptation ; Caractéristiques de prise en charge ; Type d’établissement Introduction.– L’objectif est de décrire l’activité de soins de suite et de réadaptation à partir des données PMSI nationales, notamment sur les facteurs intervenant dans le financement (âge, dépendance).

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Colloque Adelf-Emois / Revue d’Épidémiologie et de Santé Publique 58S (2010) S5–S26

Méthode.– Les séjours et les journées de la Base nationale PMSI SSR 2008 sont analysés selon le type d’établissement en ce qui concerne l’âge, la catégorie majeure clinique, le groupe de morbidité dominante, la dépendance, le recrutement géographique. Résultats.– En hospitalisation complète, 41 % des 29 412 234 journées sont effectuées en établissement public, 32 % en établissement privé et 27 % en PSPH. En hospitalisation partielle (2 119 159 journées), ces résultats sont respectivement 24, 32 et 44 %. On observe plus de 27 % de journées de sujets de plus de 85 ans en public, 12 % en PSPH et 16 % en privé. La dépendance physique est supérieure à 12 pour 33 % des séjours dans le public, 22,6 % en PSPH et 15 % en privé. Les activités relevant plutôt des établissements publics sont la santé mentale, la réadaptation-réinsertion, la gériatrie aiguë, les soins palliatifs, alors que celles des établissements PSPH et privés sont plus souvent de la rhumato-orthopédie et les soins nutritionnels. Le recrutement géographique est intradépartemental pour 78 % des journées en établissement public, 69 % en PSPH et 71 % en privé. Le taux de journées extrarégionales est respectivement de 6,8, 12,2 et 10,3 %. Discussion/conclusion.– Ce travail montre une stabilité de l’activité dans le public et une augmentation en hospitalisation partielle dans les établissements privés au détriment des PSPH. Ses limites sont celles de la qualité et de l’exhaustivité du recueil PMSI, variables selon les établissements et les régions, pour des données parfois subjectives telles que la dépendance. L’utilisation du numéro Magic sera d’un grand intérêt dans l’analyse des parcours de patients entre court et moyen séjour. doi:10.1016/j.respe.2010.02.036

Session H - Systèmes d’information (1) H1

Système d’information hospitalier et recherche clinique : vers un enrichissement mutuel P. Avillach a,b , J.-C. Dufour b , M. Joubert b , M. Fieschi b Laboratoire d’épidémiologie, statistique et informatique médicales (Lesim), Isped, université Victor-Segalen Bordeaux 2, Bordeaux, France b Laboratoire d’enseignement et de recherche sur le traitement de l’information médicale (Lertim), faculté de médecine, université de la Méditerranée, Marseille, France

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Mots clés : Health information system ; Semantics ; Clinical trials Introduction.– Les dossiers médicaux informatisés, bien que développés spécifiquement pour des centres hospitaliers, ne sont pas encore conc¸us pour permettre simplement une interopérabilité générale, une mise en relation de tous les systèmes gravitant autour du dossier informatisé du patient. Ainsi, la recherche clinique est encore peu intégrée dans ces processus informatiques de soins hospitaliers et reste dans des bases de données indépendantes et non connectées. Méthode.– Les informations médicales recueillies dans le cadre du suivi clinique peuvent êtres réutilisés pour une grande variété de finalités annexes : médicoéconomique, épidémiologique, générations d’alertes. Ces informations, colligées à toutes les étapes du processus de soin, souvent exprimées en texte libre, sont de plus en plus codée dans une ou plusieurs terminologies médicales spécifiques. Les informations médicales dont la sémantique a été précisée par un codage appropriée peuvent être transmises, interprétées et traitées plus facilement par différents systèmes et permettre ainsi un partage et une réutilisation des données entre systèmes d’informations. Résultats.– Une collaboration entre National Cancer Institute (NCI), Food and Drug Administration (FDA), Health Level 7 (HL7) et Clinical Data Interchange Standards Consortium (CDISC) pour produire un standard d’échange de données partagé. Leurs travaux proposent de créer un modèle pour harmoniser les standards de la recherche clinique entre eux et avec le domaine des soins. Définir une représentation standard et structurée du protocole informatisable, interopérable avec le dossier médical et tous les autres processus de la recherche clinique, rédaction du protocole jusqu’à la soumission réglementaire.

Discussion/conclusion.– La recherche d’une cohérence et d’une complémentarité doit se faire entre : l’action au quotidien s’appuyant sur le dossier du patient avec le processus de soins concernant tous les patients et le recueil de données systématique et particulier pour le protocole de recherche clinique. doi:10.1016/j.respe.2010.02.037 H2

Migration vers un nouveau dossier patient informatisé : quand les enjeux financiers précèdent les enjeux médicaux. Résultats et expérience du CHU de Reims D. Blanc DIM, CHU de Reims, Reims, France Mots clés : SIH ; Dossier patient informatisé ; T2A ; Facturation ; Logiciel médico-administratif Introduction.– Le « Plan Hôpital 2012 » procure des financements d’État aux établissements souhaitant moderniser leur système d’information hospitalier (SIH), comme le CHU de Reims engagé depuis 2006 dans un appel d’offre. Le périmètre de son projet, un des plus vastes de France, comprend : gestion administrative du patient (GAP : identités, mouvements, lits, T2A, facturation, récupération d’antériorité), des rendez-vous, dossier médical, de soins, de spécialités (blocs opératoires, anesthésie-réanimation, urgences, imagerie, anatomopathologie, cytogénétique et biologie de la reproduction), prescriptions, circuit du médicament, archivage, diffusion généralisée des images, gestion des produits sanguins labiles, des résultats (biologie, imagerie). Méthode.– Ce travail présente la phase 1 du projet (GAP), l’organisation interne et de collaboration avec le prestataire, les éléments forts observés en conduite de changement, les difficultés rencontrées, les solutions trouvées, les résultats fonctionnels observés ainsi que les expériences à tirer pour la mise en œuvre des phases ultérieures. Résultats.– Après dialogue compétitif, choix du candidat fin 2007, les travaux préparatoires ont débuté sur les quatre phases en parallèle. Le démarrage de la phase 1, reculé de huit mois, est prévu début 2010. Discussion/conclusion.– Le CHU de Reims assume en 2009 un plan de retour à l’équilibre budgétaire, rendant plus ardue la réalisation de ce projet. Le démarrage phase 1 renouvelle tous les outils de production de la T2A-facturation : ensemble logiciel complexe mais robuste et totalement maîtrisé, conc¸u minutieusement « sur mesure » depuis plus de 20 ans. La déstabilisation de ce système est une source d’incertitude forte quant aux recettes de l’année 2010. Il s’agit d’un enjeu majeur pour le CHU. Devant l’ampleur du projet, une fois les opérations de démarrage lancées, la collaboration du CHU avec le prestataire informatique ne peut se concevoir que sous un angle gagnant-gagnant. doi:10.1016/j.respe.2010.02.038 H3

Mutualisation des systèmes d’information hospitaliers (SIH) : une application concrète et innovante en Haute-Normandie G. Chamberland a , C. Dubosq b , P. Large c , C. Gogibus d , J. Talmud e Systèmes d’information-télémédecine, ARH Basse et Haute-Normandie, Caen, France b ARH Haute-Normandie, Rouen, France c Système d’information, CHI Eure-Seine, Evreux, France d Système d’information, hôpital La Musse, Saint-Sébastien-de-Morsent, France e DIM, hôpital La Musse, Saint-Sébastien-de-Morsent, France

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Mots clés : Loi HPST ; Systèmes d’information hospitaliers ; Qualité Introduction.– Dans le cadre de la loi Hôpital, patients, santé et territoires et des orientations du Plan Hôpital 2012, l’agence régionale de l’hospitalisation (ARH) de Haute-Normandie a souhaité que des projets de collaboration en matière de systèmes d’information hospitaliers (SIH) se mettent en place. Méthode.– Le projet innovant de SIH de territoire communicant proposé par les centres hospitaliers d’Evreux-Vernon, Bernay, Verneuil/Avre, Navarre (psychia-