Anatomopathologie

Anatomopathologie

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tionnelle, notamment la PCR en temps r6el avec l'automatisation des diff6rentes 6tapes et l'apparition de kits de diagnostic ; ce qui rend cette technique accessible a des laboratoires hospitaliers non universitaires. C'est donc fort logiquement que l'Anaes recommande cette technique pour le d6pisrage de Chtamydia trachomatis, de par le gain en sensibilit6 qu'elle permet. De m~me, le diagnostic de coqueluche est d6sormais majoritairement r~alis6 par biologie mol6culaire. La culture conventionnelle de Bordetefla pertussis 6tant longue et difficile, ces techniques permettent un gain en sensibilit6 et en rapidit6 de rendu de r6sultat. De nombreuses autres applications ont 6t6 d6velopp6es, comme la d6tection du complexe Mycobacterium tuberculosis, la recherche des g6nes de r6sistance aux antibiotiques, la d6tection des 16gionelles dans les pr616vements respiratoires et dans l'eau, le diagnostic rapide des m6ningites bact6riennes m6me dfjh trait6es (m6ningocoque, pneumocoque, Listeria, streptocoque du groupe S), l'identification de bact6ries inconnues par amplification et s6quenCage d'une partie du g6ne de I'ARN ribosomal 16S, etc. Enfin, des techniques compl6mentaires de la PCR se sont d6velopp6es avec, notam-

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ment, l'apparition des s6quenceurs automatiques. Ils permettent l'identification des micro-organismes non identifiables par les techniques conventionnelles parce qu'ils sont inertes, ne cultivant pas ou incormus des th6saurus (amplification de fragments d'ADN sp6dfiques d'esp6ces ~ partir d'amorces sp6cifiques de parties tr6s conserv6es du g6nome, puis s6quen~age et comparaison aux bases de donn6es de ces fragments), lls donnent aussi acc~s ~ l'6tude des mutations, notamment celles conf6rant une r6sistance du VIH aux antir6troviraux. Cette nouvelle r6volution en microbiologie, a l'image de l'explosion de l'immunologie qui a eu lieu il y a une dizaine d'ann6es, n'est peut-fitre pas la seule. Ainsi, l'examen cytobact6riologique des urines, analyse microbiologique des plus demand6es et n6cessitant une r6ponse rapide, pourrait voir apparattre d'autres alternatives aux bandelettes. En compl6ment d'une raise en culture, technique de r6f6rence mais longue, pourraient apparaitre des m6thodes combinant sensibilit6, sp6cificit6 et valeur pr6dictive. La cytom6trie en flux semble ainsi pleine de promesse. La microbiologie n'a donc pas fin de s'automariser et de migrer vers la haute technologie.

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Pi6mont Y. Analyses bact6riologiques : 6voluer avec les outils d'aujourd'hui. Biotribune 2005; 16. Philippon A. Place des automates en 2005. Biotribune 2005; 16. 9Lamy B. Automates pour h6mocultures en 2005. Biotribune 2005; 16. Wilhelm N, F6vrier F, Le Coustumier A, Grasmick C. Biologie mol6culaire automatis6e en microbiologie : quoi de neuf ? Biotribune 2005; 16. Courcol R. M6thodes bact6riologiques acc616rant le rendu de I'ECBU en pratique hospitali6re. Conf6rence tenue aux Journ6es internationales de biologie 2005.

Abboft : www.abbott.com Becton-Dickinson : www.bd.com/france Biom6rieux : www.biomerieux.com Biorad : www.bio-rad.com Dade-Behring : www.dadebehring.com Genesystems : www.genesystems.fr Roche : www.rochediagnostics.fr

ANATOMOPATHOLOGIE LA REVOLUTION DE L'AUTOMATION EST EN MARCHE ? PHILIPPE C A S I E R Les I~tablissements hospitaliers du Bessin, 13, rue de Nesmond, BP 18127, 14401 Bayeux Cedex

Jusqu'a pr6sent, nous n'avions pas abord6 cette sp6cialit6 dans notre 6tat de l'art, car elle 6tait traditionnellement faiblement automatis6e. En effet, la main de la technicienne et l'ceil du pathologiste restent encore deux outils fondamentaux de cette activit6 ~ la fronti6re de la m6decine et de la biologie. Pourtant, il nous a sembl6 important de nous int6resser h deux familles d'automa-

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tes car elles sont en pleine 6volution technologique et d6montrent que, m~me dans ce type de laboratoire, une certaine forme d'automation semble arriver ~ grands pas. ll est d'ailleurs Significatif que les publicit6s des fabricants patient de Work Flow ou de ,~marche en avant - : termes plut6t utilis6s en g6n6ral dans des laboratoires fortement automatis6s de biocNmie ou d'immunologie. A suivre donc...

La nouvelle g6n6ration d'automates couplent un automate a colorations ~ un 6taleur de lames et recouvreur de fills afin d'automatiser intfgralement cette t~che fastidieuse et quotidienne de l'activit6 cytologique et histologique d'un laboratoire

ITBM-RBM News 2006 ; 27 (1) 9 Elsevier SAS. Tous dreits r4serv6s

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d'anatomopathologie. De plus, comme l'automation en biochimie ou immunologie, les gains sont multiples : 9 gain personnel ; 9standardisation, reproductibilit6 et qualit6 des 6chantillons de produits ; 9 diminution des risques pour le personnel (produits chimiques potentiellement toxiques g6r6s par une machine, manipulation robotis6e et recouvrement par films d'6chantillons biologiques potentiellement dangereux). Ainsi, Leica (www.leica.com) avec sa station de travail <>h son 6taleur <,.Une autre combinaison est possible entre le nouvel automate ~ colorations <~et le <>.

Figure 1. Leica - Station de travail AutoSta ner XL

La soci6t6 Sakura (www.sakura.com) far de m~me avec son syst6me <.

Figure 2. SakuraPrisma & Film ,,

Syst6me ,, -rissue-Tek

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Jusqu'& pr6sent, les laboratoires d'anatomopathologie pr6paraient leurs 6chantillons par lots, la nuit, sur des automates utilisant un cycle total de 24 b. Ils utilisaient des produits tr6s toxiques ou polluants tels que la formaline, l'alcool, le xyl6ne ou la paraffine. Ces produits ont 6galement l'inconv6nient de d6naturer I'ADN des 6chantillons. Le nouveau proc4d6 mis au point par la sociOtd Sakura (,< Tissue-Tek Xpress ,~) utilise l'6nergie micro-ondes, r6duit ou 61imine les produits toxiques et permet la pr6paration des blocs en moins d'une heure avec, de plus, un chargement en continu, et non par lot, de l'automate (d6bit de 120 6chantillons/h, chargement de 40 cassettes toutes les 15 &20 min). Sch6matiquement, l'automate se compose d'une unit6 d'entrOe des 6chantillons, de deux cellules micro-ondes (accOl6rant la diffusion des solvants dans les tissus prOlev6s), de deux fours a paraffine, d'une unit6 de sortie des blocs pr6par6s et d'nn bras robotis6 transf6rant les 6chantillons d'un sous-ensemble h l'autre. Les b6nOfices sur les patients sont multiples : 9 diagnostic tissulaire en deux heures au lieu de 24 ; 9 prOparation en continu des pr616vements autorisant, par cons6quent, des diagnostics 24 h/24 ; 9 d6tection prOcoce des rejets en greffes d'organes ; 9 communication du rOsultat avant que le patient ne quitte l'6tablissement (mammographie avec biopsie, par exemple) ; 9 pr6servation de I'ADN du pr616vement, autorisant des analyses compl6mentaires (biologie moldculaire ou immunologie, par exemple). En compl6ment de cet automate, Sakura a sorti, en 2005, le syst6me ~ Tissue-Tek Autotec >>,capable de r6aliser 120 inclusions

ITBM-RBM News 2006 ; 27 (1) 9 Elsevier SAS, Tous droits r4serv~s

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Figure 3. Sakura-Tissue-TekXpress Continuous Rapid Tissue Processor.

Figure 4. Sakura-Tissue-TekAutotec par heure via quake chargeurs de 34 cassettes, chargeables en continu ; ce qui permet, comme pour le pr6c6dent automate, une pr6paration d'6chantillons (et donc la r6alisation de diagnostic) tout au long de lajourn6e. Le syst6me reconnait 6galement automatiquement le type d'6chantillon. Le bloc est g6n6r6 dans une nouvelle matihre intitul6e ~>,permettant une standardisation des blocs tout en 6tant similaire h ]a paraffine en termes de microtomie, 6talement et recouvrement.

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