Bréve: Psoriasis et rhumatisme psoriasique : aprémilast, une première

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tabagisme

Alors que les autorités sanitaires américaines, comme en France, envisagent d’interdire la cigarette électronique aux mineurs, une étude parue aux USA dans une revue de tabacologie confirme ce dont on se doutait : les e-cigarettes sont moins addictives (moins de dépendance) que les cigarettes à tabac+nicotine. Pour cette étude les enquêteurs ont demandé à 3 600 utilisateurs d’ecigarettes, ex-dépendants à la cigarette-tabac, s’ils se sentaient dépendants de l’e-cigarette. Réponse : bien que fumant aussi souvent, ils ont moins d’envies soudaines (cravings), irrépressibles, irritantes par rapport au tabac.

Conclusion : la cigarette électronique est moins addictive que le tabac, mais ses utilisateurs ont gardé le même rythme de consommation : environ 24 vapotages par jour. La dépendance à la cigarette électronique est cependant différente comparée au tabac, selon l’étude : - capacité à attendre plus longtemps avant d’allumer la première e-cigarette par rapport au tabac : 45 min vs 27 min ; - la nuit 40 % des fumeurs allumaient une cigarette-tabac, 7 % vapotent ; - environ un tiers rapportent de fortes envies (cravings) d’e-cigarette vs plus de 9 sur 10 quand ils fumaient du tabac ; - environ 25 % se disent irritables ou nerveux quand ils ne peuvent l’utili-

ser, ils étaient 90 %, se rappellentils, avec le tabac. La moindre addictivité de l’ecigarette s’explique par la faible cinétique de la délivrance de nicotine par rapport à la cigarette-tabac qui délivre un véritable boost de nicotine. Par ailleurs, l’usage n’est pas le même. Avec l’envie de tabac (de nicotine), on l’allume, on tire une dizaine de bouffées le plus vite possible, on la jette... et on retourne dans le lieu public où il est interdit de fumer. Avec l’e-cigarette, nul stress : on prend 3 ou 4 bouffées, on s’arrête, on recommence 10-15 min après pour quelques bouffées, etc. L’étude n’a pas pour but de convaincre les autorités de santé au sujet de l’e-cigarette, d’autant qu’elle

© FOTOLIA

E-cigarette : moins addictive que la vraie ?

ne supprime pas la dépendance à la nicotine, point sur lequel la FDA devrait se prononcer. Aux USA on craint même que l’e-cigarette constitue pour les mineurs un passage vers le tabac ! | Y.-M. D. source Jonathan Foulds, Public health sciences and psychiatry, Penn State College of Medicine ; Erika Sward, American lung association ; Patricia Folan, Center for tobacco control, North Shore-LIJ Health System, Great Neck, N.Y. ; Oct. 19, 2014, Nicotine & Tobacco Research.

sida

Vaccin thérapeutique contre VIH Fin décembre s’est achevé l’essai de phase 2a du candidat-vaccin thérapeutique parmi l’un des plus avancés au monde. Ce projet a été financé grâce à la plus grosse levée de fonds, jamais réalisée en France, pour la biopharma Biosantech (Sophia-Antipolis)1. C’est le seul vaccin thérapeutique anti-VIH qui a passé de façon positive la phase 1 et se trouve en phase 2a, selon protocole incluant 2 mois d’arrêt de la trithérapie après vaccination de patients séropositifs.

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Ce vaccin, nommé Tat-Oyi, dans l’état actuel de son développement, est basé sur une protéine synthétique, Tat, que l’on identifie sur toutes les souches et variantes du VIH dans le monde. Ce domaine conservé, selon la terminologie scientifique, est en théorie une cible préférentielle contre toutes les formes de VIH. Tout part d’un constat au Gabon : des femmes VIH-positives génèrent des anticorps contre Tat qui gèlent la progression de l’infection : c’est ce que les infectiologues dénomment

patients non progresseurs. La Tat-Oyi (d’après un nom gabonais) était un bon candidat pour développer un vaccin. C’est ainsi que 48 patients ont reçu 3 doses du candidat-vaccin et ont été suivis selon un protocole validé par l’ANSM. Les modalités d’évaluation de la réponse virale post-vaccinale ont pu être obtenues chez tous les patients inclus dans l’essai. Les données préliminaires concernant la tolérance du vaccin indiquent un bon profil de sécurité du vaccin, déjà observé en phase 1.

OptionBio | Mercredi 11 février 2015 | n° 520

On observe des variations de charge virale à l’arrêt de la trithérapie. Une fois analysées les données biologiques de l’essai, il s’agit de comprendre ces variations et l’apparition d’anticorps anti-TAT. Cela permettra de connaître l’action optimum du vaccin selon sa posologie. L’analyse pourra conforter l’hypothèse scientifique de la recherche d’un vaccin thérapeutique basé sur la TAT-Oyi. | Y.-M. D. note 1. Corinne Treger, présidente. Tél.: 06 09 43 52 43. [email protected]