Classification clinique des troubles de la locomotion

Classification clinique des troubles de la locomotion

A232 revue neurologique 170s (2014) a231–a233 et a` ses mouvements dans l’espace) et de l’espace extracorporel (de´placements relatifs de l’environn...

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A232

revue neurologique 170s (2014) a231–a233

et a` ses mouvements dans l’espace) et de l’espace extracorporel (de´placements relatifs de l’environnement). Ces fonctionnalite´s fournissent la base des changements adaptatifs de haut niveau survenant apre`s une atteinte vestibulaire. http://dx.doi.org/10.1016/j.neurol.2014.01.486

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Modalite´s d’explorations des troubles de la marche A. Delval Service de neurophysiologie clinique, hoˆpital Salengro, 59037 Lille cedex, France Mots cle´s : Analyse de la marche ; Me´thodes L’analyse quantifie´e de la marche permet d’identifier d’e´ventuelles anomalies de la marche chez un patient souffrant de pathologie diverses (orthope´dique, rhumatologique, neurologique.) en la comparant a` une marche « normale ». Les diffe´rentes techniques permettent non seulement d’identifier les anomalies mais aussi parfois d’en de´terminer les causes, permettant de guider le choix du traitement le plus adapte´, tel que l’injection de toxine. Elle permet e´galement d’e´valuer l’efficacite´ d’une intervention. L’e´valuation clinique rigoureuse du patient est indispensable (anomalies neurologiques, limitation articulaire, quantification de´ficit moteur, degre´ de spasticite´. . .). L’analyse visuelle de la marche, aide´e de la vide´o permet d’avoir un premier niveau d’analyse descriptive. Elle peut eˆtre comple´te´e de l’utilisation d’e´chelles valide´es (Tinetti, etc. . .). Un premier degre´ d’analyse quantifie´e est l’utilisation d’outils tel le chronome`tre qui permet d’analyser la performance du sujet de manie`re reproductible. Les autres techniques seront utilise´es en fonction de la question clinique pose´e. Les parame`tres spatio-temporaux de la marche (vitesse de marche, cadence, longueur de cycle. . .) peuvent eˆtre de´termine´s au moyen de diffe´rentes techniques : acce´le´rome`tres, foot switches, semelles avec capteurs, tapis de marche avec capteurs, syste`mes d’analyse vide´o du mouvement. La cine´matique articulaire pourra eˆtre elle identifie´e au moyen de goniome`tres ou de syste`me d’analyse vide´o 3 D permettant de calculer les mouvements de chaque articulation dans les 3 plans. Ces donne´es permettent d’identifier les de´fauts cine´matiques articulaires de la marche. Un degre´ d’analyse plus complexe est l’analyse cine´tique articulaire : a` partir de la cine´matique articulaire et des forces enregistre´es par les plateformes de forces inte´gre´es au sol, les moments et puissances articulaires sont calcule´s permettant de de´terminer les causes du dysfonctionnement articulaire. L’activite´ musculaire est recueillie par e´lectromyographie (utilisant le plus souvent des e´lectrodes de surface). Son enregistrement permet l’analyse des coordinations musculaires et d’expliquer les de´fauts de marche observe´s. http://dx.doi.org/10.1016/j.neurol.2014.01.487

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Classification clinique des troubles de la locomotion J.-P. Azulay Timone, neurologie et pathologie du mouvement, 13385 Marseille, France Mots cle´s : Locomotion ; Posture ; Classification Les troubles de la locomotion repre´sentent un champ syndromique large au sein des troubles du mouvement. Des atteintes de nombreux syste`mes du plus me´canique au plus inte´gre´ peuvent en eˆtre la cause. De nombreuses classifications ont

e´te´ propose´es pour simplifier leur approche. La plus re´fe´rence´e est celle de Nutt et al. (1993) qui distinguaient 3 grands niveaux d’inte´gration. Cette classification inte´ressante au plan conceptuel e´tait peu ope´rationnelle en pratique clinique. Dans une approche plus pragmatique nous avons propose´ une classification base´e sur le symptoˆme clinique pre´dominant (Azulay et al., 2010). On peut ainsi distinguer comme me´canisme pre´dominant la douleur, les troubles de l’e´quilibre, les mouvements anormaux, un de´ficit moteur, un trouble psychoge`ne et pour les plus fre´quents en neurologie les marches a` petits pas ou marche hypokine´tique ou` pre´dominent la diminution de la longueur d’enjambe´e et de la vitesse, domaine auquel appartiennent en particulier les troubles de la marche observe´s dans les syndromes parkinsoniens, l’autre grand domaine e´tant les troubles complexes de la marche d’origine frontale ou` on observe e´galement une re´duction de la longueur d’enjambe´e mais associe´e a` de nombreuses autres manifestations en particulier des troubles de l’e´quilibre et des troubles cognitifs. La classification propose´e en 2013 par la MDS retient cette approche clinique. L’analyse clinique est la base de cette approche tre`s pragmatique mais elle peut eˆtre comple´te´e d’une part d’analyses quantifie´es plus sophistique´es de la locomotion et de l’e´quilibre au moyen de nombreuses me´thodes (tapis de marche, analyse cine´matique, EMG, plate-forme. . .) et d’autres parts par des explorations comple´mentaires en particulier d’imagerie (IRM, PET, DATScan) qui permettent d’e´tablir des corre´lations anatomo-cliniques. http://dx.doi.org/10.1016/j.neurol.2014.01.488

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Comprendre, e´valuer et prendre en charge le freezing de la marche chez le parkinsonien C. Moreau, A. Delval, D. Devos, L. Defebvre Service de neurologie et pathologie du mouvement, hoˆpital RogerSalengro, CHRU de Lille (EA 1046/universite´ Lille Nord de France), 59037 Lille, France Mots cle´s : Parkinson ; Marche ; Freezing Le freezing est un arreˆt brutal et involontaire de la marche, survenant chez plus de 70 % des patients parkinsoniens entre 5 et 10 ans d’e´volution. Il survient essentiellement lors de l’initiation de la marche, les demi-tours, les passages e´troits ou encore les situations stressantes. Ce symptoˆme invalidant est responsable de chutes et de perte d’autonomie des patients. Il s’agit d’un symptoˆme dit « axial », tardif et pas ou peu dopasensible. Il est corre´le´ a` l’aˆge, a` la pre´sence d’autres signes axiaux (festination de la marche, dysarthrie et instabilite´ posturale) ainsi qu’a` la pre´sence et a` la se´ve´rite´ des le´sions vasculaires au niveau du tronc ce´re´bral (me´sence´phale en particulier). Sa physiopathologie est complexe et encore imparfaitement e´lucide´e ; ne´anmoins, une hyperactivation pathologique au niveau de la re´gion locomotrice me´sencephalique lors de la marche, associe´e a` une atrophie de cette re´gion chez les patients freezers, ainsi qu’une hypoactivation corticale dans les re´gions parieto-pre´frontales semble responsable des blocages. Il est important de savoir le de´pister et d’e´valuer sa se´ve´rite´ par des tests cliniques de routine (« stand-walk-sit test ») ; d’autres me´thodes plus sophistique´es permettent son e´valuation en condition expe´rimentale (« FoG trajectory », analyse opto-cine´tique. . .).