CO06 - Le syndrome de nelson aujourd’hui

CO06 - Le syndrome de nelson aujourd’hui

Vol. 65, n° 4, 2004 Congrès de la SFE – Reims 2004 Hypophyse CO06 LE SYNDROME DE NELSON AUJOURD’HUI G. Assié (1), H. Bahurel (2), F. Karray (1), J...

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Vol. 65, n° 4, 2004

Congrès de la SFE – Reims 2004

Hypophyse CO06

LE SYNDROME DE NELSON AUJOURD’HUI G. Assié (1), H. Bahurel (2), F. Karray (1), J. Bertherat (1), J. Coste (3), P. Legmann (2), X. Bertagna (1) (1) Service des Maladies endocriniennes et métaboliques, hôpital Cochin, Paris. (2) Service de Radiologie, hôpital Cochin, Paris. (3) Service de Statistiques, hôpital Cochin, Paris.

La surrénalectomie bilatérale totale (SBT) est une option est très efficace pour le traitement des patients présentant une maladie de Cushing : ce traitement conduit cependant à une insuffisance surrénale et semble associé au risque de développer une tumeur hypophysaire potentiellement agressive, comme l’a décrit Nelson en 1958. Objectif : Décrire la progression tumorale corticotrope (PTC) évaluée par l’IRM hypophysaire après la SBT. Patients et méthodes : Tous les patients ayant présenté une maladie de Cushing, traités par SBT entre 1990 et 2002 à Cochin, et n’ayant pas eu de radiothérapie hypophysaire préalable, ont été inclus. Tous ont eu une IRM hypophysaire avant la SBT (point de référence), puis chaque année lors du suivi. Les données cliniques et biologiques ont été aussi collectées. Les adénomes hypophysaires prélevés avant la SBT ont été évalués en histologie standard et en immunohistologie. La PTC a été définie comme l’apparition d’un adénome ou comme l’augmentation du volume d’un adénome identifié au préalable. La survie globale sans PTC a été décrite par la méthode de Kaplan-Meyer, et la valeur prédictive de plusieurs paramètres a été évaluée par des tests de log-rank. Résultats : 56 patients avec la maladie de Cushing ont été traité par SBT pendant la période d’étude ; 4 d’entre eux ont été exclus du fait d’une radiothérapie avant la

SBT. Vingt-neuf ont eu une adenomectomie hypophysaire par voie transpshénoïdale avant la SBT et 47 ont reçu un traitement anticortisolique. Le médiane de suivi des 52 patients restants était de 5 ans. Vingt et un ont présenté une PTC, qui s’est produite dans les 3,5 premières années dans 75 % des cas. Plusieurs facteurs de risque de PTC ont été identifiés : l’ACTH plasmatique de base au dessus de 300 pg/ml sous traitement anticortisolique efficace avant la SBT, un adénome identifié à l’IRM lors de la SBT, et un taux élevé d’ACTH plasmatique de base dans l’année suivant la SBT. L’impact de paramètres pathologiques comme la proportion de Ki-67 a été également étudié. Parmi les 21 patients ayant présenté une PTC, 10 ont développé un macroadénome, cependant aucune complication relative au volume tumoral ne s’est produite. 10 de ces patients ont bénéficié d’un traitement complémentaire : 9 chirurgies hypophysaires et 3 radiothérapies. Conclusion : Le syndrome de Nelson devrait être redéfini aujourd’hui, probablement par l’évaluation de la PTC à l’IRM. La PTC se produit le plus souvent tôt dans le suivi. Des facteurs de risques peuvent être identifiés. La PTC n’a conduit à aucune complication. La SBT est aujourd’hui une option thérapeutique dans le traitement de la maladie de Cushing probablement moins risquée que précédemment décrite.

LE MOTIF C-TERMINAL FNXXLLXXXL EST NÉCESSAIRE À L’EXPORT MEMBRANAIRE DU RÉCEPTEUR V1B DE LA VASOPRESSINE (1)

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J. Robert , P. Petit , M.-A. Ventura , E. Clauser (1) INSERM U567 — CNRS8104, département d’Endocrinologie, université Paris 5, Institut Cochin, Paris. (2) INSERM U567 — CNRS8104, département de génétique et développement, université Paris 5, Institut Cochin, Paris.

Le passage du réticulum endoplasmique (RE) à la membrane plasmique est une étape limitante importante de l’expression d’un récepteur membranaire fonctionnel. Certaines mutations de récepteurs couplés aux protéines G (RCPG), empêchant leur export à la membrane, sont responsables de maladies comme le diabète insipide ou la rétinite pigmentaire. Objectif : Identifier les motifs structuraux du récepteur hypophysaire de la vasopressine V1b (V1bR) impliqués dans son transfert à la surface membranaire. Nous es-

pérons ainsi contribuer à la compréhension des mécanismes et des déterminants moléculaires responsables de l’export des RCPG, afin de mieux cerner la physiopathologie et améliorer les traitements de ces maladies. Des cellules corticotropes AtT20 ont été transfectées avec différentes formes délétées ou mutées ponctuellement du V1bR. Sur ces cellules, l’export des différents récepteurs mutants a été étudié d’une part par liaison d’un radioligand ([3H]-AVP) et d’autre part par une méthode originale qui utilise un V1bR doublement étiqueté en N-terminal et

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