Concentrations plasmatiques de la calcitonine au cours de la grossesse

Concentrations plasmatiques de la calcitonine au cours de la grossesse

346 SFE Paris 2013 / Annales d’Endocrinologie 74 (2013) 345–377 P1-214 Concentrations plasmatiques de la calcitonine au cours de la grossesse E. Sa...

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SFE Paris 2013 / Annales d’Endocrinologie 74 (2013) 345–377

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Concentrations plasmatiques de la calcitonine au cours de la grossesse E. Sanchez a , S. Grunenwald a,∗ , M. D’herbomez b , P. Caron a a Service d’endocrinologie et maladies métaboliques, CHU Larrey, Toulouse, France b Département de médecine nucléaire, centre de biologie pathologie, CHRU de Lille, Lille, France ∗ Auteur correspondant. Contexte.– Près de 20 % des femmes euthyroïdiennes présentent un nodule thyroïdien palpable au cours de la grossesse et les recommandations récentes préconisent un dosage de calcitonine dans le bilan initial. Au cours de la grossesse, les variations physiologiques de la calcitonine sont peu connues et des études anciennes ont mis en évidence un doublement des valeurs de calcitonine. Méthodes.– Nous avons suivi de manière prospective les taux de calcitonine, de TSH et d’Ac anti-TPO au cours de la grossesse de patientes consultant pour surveillance de leur fonction thyroïdienne. Population.– Dix-neuf femmes âgées de 35 ± 3,7 ans (médiane ± intervalle interquartile), de poids normal (IMC : 21 ± 2,1 kg/m2 ) ont bénéficié de dosages au premier, deuxième et troisième trimestre. Douze patientes suivaient un traitement par lévothyroxine (112 ± 31 ␮g/jour) et toutes étaient euthyroïdiennes (TSH : 0,86 ± 0,47 mUI/L). Résultats.– Dix-sept patientes ont une calcitonine < 3 pg/mL quel que soit le trimestre de la grossesse. Deux patientes ont une calcitonine à 4,3 et 4,4 pg/mL au premier trimestre de grossesse puis des valeurs < 3 pg/mL aux deuxième et troisième trimestres. Au cours de la grossesse on observe une diminution significative des Ac anti-TPO (premier trimestre : 101 ± 35 UI/L, deuxième trimestre : 52 ± 31, troisième trimestre : 32 ± 27, p < 0,01). Conclusion.– Cette étude clinique démontre une absence de variation des concentrations de calcitonine au cours de la grossesse chez les femmes euthyroïdiennes, et présentant une thyroïdite autoimmune, permettant sa prescription lors du bilan d’un nodule chez la femme enceinte. http://dx.doi.org/10.1016/j.ando.2013.07.361 P1-215

Aspects épidémiologiques et prise en charge des hyperthyroïdies en Mauritanie : à propos de 185 cas E.B. Ould Isselmou a,∗ , M.S. Ould Mouamar b , M.Y. Ould Youba c , L. Abdoulaye d a Service de consultations externes, hôpital de l’Amitié, Nouakchott b Service de chirurgie, hôpital Cheikh Zayed, Nouakchott c Service d’ORL, hôpital militaire, Nouakchott d Service de médecine interne, CHUN de Pikine, Dakar, Sénégal ∗ Auteur correspondant. But de l’étude.– Évaluer les caractères épidémiologiques, cliniques, paracliniques, étiologiques, thérapeutiques et évolutifs des hyperthyroïdies en Mauritanie. Patients et méthodes.– Étude rétrospective sur une période de 4 ans, du 1er janvier 2008 au 31 décembre 2011, en consultations externes des différents hôpitaux de Nouakchott. Résultats.– La prévalence hospitalière était de (0,3 %). L’âge moyen était de 32 ans (extrêmes : 16 à 68 ans) avec une prédominance féminine de (88 %). Le facteur déclenchant le plus incriminé était le divorce. Le délai moyen de consultation était de 12 mois (extrêmes : 14 jours et 2 ans). Les motifs de consultations les plus fréquents étaient la tuméfaction cervicale antérieure (61 %). L’échographie thyroïdienne était pratiquée dans (78 %), montrait un goitre homogène dans (71 %), un goitre hétérogène multinodulaire et un nodule thyroïdien respectivement dans (21 %) et (8 %). La maladie de Basedow représentait l’étiologie la plus fréquente (78 %), suivi du GMHN (16 %) et du nodule toxique (6 %). La cardiothyréose représentait la complication la plus fréquente aussi bien dans le GMHN (24 %) que dans la maladie de Basedow (19 %) et le nodule toxique (16 %). Le traitement chirurgical était pratiqué chez (15 %) des patients dont (68 %) étaient atteints de la maladie de Basedow, (18 %) du GMHN, et

(14 %) du nodule toxique. L’évolution était favorable dans (48 %), avec un échec du traitement dans (25 %) et une rechute à l’arrêt du traitement dans (10 %). http://dx.doi.org/10.1016/j.ando.2013.07.362 P1-216

Goitre asphyxique révélant un lymphome B associé à une thyroïdite d’Hashimoto : une observation F. Kandalaft a , E. Verlet b , D. Houque a , N. Bouhous a , M. Kwapich a , S. Moulront c , R. Tchanderli d , J.M. Pignon e a Service d’endocrinologie-diabétologie, centre hospitalier de Dunkerque, 59385 Dunkerque cedex, France b Service d’endocrinologie-diabétologie, centre hospitalier de Dunkerque, Dunkerque, France c Service de réanimation, centre hospitalier de Dunkerque, 59385 Dunkerque cedex, France d Service de chirurgie viscérale et thoracique, centre hospitalier de Dunkerque, 59385 Dunkerque cedex, France e Service d’hématologie, centre hospitalier de Dunkerque, 59385 Dunkerque cedex, France L’observation.– Une patiente âgée de 57 ans sans antécédent est admise au SAU pour une détresse respiratoire avec difficultés d’intubation rapportées à un volumineux goitre compressif au scanner. L’examen clinique confirme l’état myxœdémateux, lié à une thyroïdite d’Hashimoto (TSH us 119 ␮UI/mL N < 4 ; anticorps antithyroperoxydases 648 U/mL, anticorps anti-thyroglobulines 3000 UI/mL). Extubation possible après bolus de méthylprednisolone. Suivi en consultation et sevrage des corticoïdes en 6 semaines, sous LT4 amélioration clinique et TSH us normalisée (0,40 ␮UI/mL). Un mois plus tard, réapparition de signes compressifs avec dyspnée, volumineux goitre clinique élastique non nodulaire ; chirurgie thyroïdectomie partielle, l’examen anatomopathologique est en faveur d’un lymphome non hodgkinien à grandes cellules B, type GC selon l’algorithme de Hans. Bilan d’extension négatif ; chimiothérapie exclusive protocole R CHOP+ Rituximab. Patiente en rémission depuis 1 an. Discussion.– Le lymphome non hodgkinien primitif de la thyroïde est une maladie rare représentant 0,6 à 5 % des cancers thyroïdiens, il se révèle le plus souvent sur une thyroïdite autoimmune préexistante (Hashimoto). Les formes histologiques les plus fréquentes sont le lymphome B diffus à grandes cellules et le lymphome de MALT. Conclusion.– Le lymphome primitif de la thyroïde doit être évoqué devant toute augmentation rapide du volume du goitre sur un terrain de thyroïdite d’Hashimoto. Son caractère corticosensible doit attirer l’attention des cliniciens vers cette hypothèse diagnostique. La biopsie chirurgicale et l’examen extemporané permettent l’orientation diagnostique et la mise en œuvre d’une immuno-chimiothérapie. http://dx.doi.org/10.1016/j.ando.2013.07.363 P1-217

Anomalies du parenchyme thyroïdien chez les hémodialyses chroniques N. Benkacimi a , S. Fedala b , M. Mokhtar a , F. Hamida a , A. Amrandi a , M. Bouafia a a Service de medecine interne cardiologie, CHU Franz Fanon Blida, Blida, Algérie b Hôpital de Bologhine, Alger, Algérie Objectifs.– Les anomalies du parenchyme thyroïdien sont parfois retrouvées de fac¸on fortuite à l’occasion d’échographies réalisées pour explorer les parathyroïdes chez les malades présentant un trouble du métabolisme phosphocalcique et osseux. Le but de ce travail est de préciser sa prévalence chez nos malades dialysés et de comparer les résultats à ceux de la littérature.