Efficacité de l’acide ursodésoxycholique au cours de la cholangite biliaire primitive : vers un traitement de deuxième ligne

Efficacité de l’acide ursodésoxycholique au cours de la cholangite biliaire primitive : vers un traitement de deuxième ligne

A190 78e Congrès de médecine interne – Grenoble du 12 au 14 décembre 2018 / La Revue de médecine interne 39 (2018) A103–A235 VEGF sanguin et sur l’i...

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78e Congrès de médecine interne – Grenoble du 12 au 14 décembre 2018 / La Revue de médecine interne 39 (2018) A103–A235

VEGF sanguin et sur l’inhibition de la migration des cellules endothéliales [1]. Pour les 5 patients atteints d’AD rapportés par Khatri et al., il permet de réduire le nombre d’endoscopies (0,25 versus 5,5 après et avant traitement p = 0,001), de culots globulaires consommés (pas de transfusion pour 3/5 patients) ainsi que le risque de morbimortalité lié aux transfusions [3]. Cela est d’autant plus intéressant chez le sujet âgé fragile. Toutefois ce traitement n’est pas dénué d’effets secondaires bien que moindres comparativement au thalidomide, raison de notre choix de molécule (myélotoxicité, risque thrombotique, cancers secondaires). Une administration intermittente pourrait améliorer la tolérance par exemple : 3 semaines on–1 semaine off ou 2 semaines on–2 semaines off [3]. Conclusion Le lénalidomide est une alternative attrayante dans le traitement des AD, en particulier chez le sujet âgé fragile en permettant d’éviter le recours aux transfusions sanguines et hospitalisations itératives. Son efficacité et sa tolérance restent cependant à déterminer au cours d’études complémentaires pour en déterminer sa place exacte dans la stratégie thérapeutique des AD. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. Références [1] Heidt J, van der Meer FJM, Langers AMJ, Brouwer RE. Thalidomide as Treatment for Digestive Tract Angiodysplasias. Neth J Med 2006;64(11):425–8. [2] Randi AM, Laffan MA, Starke RD. Von Willebrand factor, angiodysplasia and angiogenesis. Mediterr J Hematol Infect Dis 2013;5(1):e2013060. [3] Khatri NV, Patel B, Kohli DR, Solomon SS, Bull-Henry K, Kessler CM. Lénalidomide as a Novel Therapy for Gastrointestinal Angiodysplasia in von Willebrand Disease. Haemophilia 2018;24(2):278–82. https://doi.org/10.1016/j.revmed.2018.10.170 CA162

Efficacité de l’acide ursodésoxycholique au cours de la cholangite biliaire primitive : vers un traitement de deuxième ligne S. Mrabet 1,∗ , C. Khawla 2 , I. Akkari 3 , E. Ben Jazia 2 1 Gastro-entérologie CHU Farhat Hached, khzema, Sousse, Tunisie 2 Gastro-entérologie, CHU Farhat Hached, Sousse, Tunisie 3 Gastro-entérologie, 2, rue du Caire 4022, Akouda, Tunisie ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected] (S. Mrabet) Résumé Introduction La cholangite biliaire primitive (CBP) est une hépatopathie chronique auto-immune caractérisée par la destruction des canaux biliaires intrahépatiques conduisant à une cholestase puis une fibrose et éventuellement une cirrhose. L’acide ursodésoxycholique (AUDC) est le principal traitement de cette maladie. Les buts de notre étude est d’évaluer la réponse biochimique à l’AUDC au cours de la CBP et de dégager les facteurs prédictifs d’une mauvaise réponse thérapeutique. Patients et méthodes Il s’agit d’une étude rétrospective colligeant tous les cas de CBP sur une période de 18 ans (2000–2018). Résultats Trente-cinq cas étaient colligés durant la période de l’étude dont 2 étaient de sexe masculin et 33 de sexe féminin. L’âge moyen était de 59 ans (39–80 ans). La maladie était découverte à un stade préclinique devant une cholestase biologique dans 27 % des cas. Les principaux signes fonctionnels étaient le prurit (28,1 %) et l’asthénie (18,4 %). La CBP était au stade de cirrhose dans 34,6 % des cas. À l’examen clinique, des signes d’hypertension portale étaient retrouvés dans 50 % des cas, une hépatomégalie dans 35 % et une mélanodermie dans un seul cas. La cholestase était constante chez tous les patients. Une hyperbilirubinémie était notée chez 26,9 % des patients. Une cytolyse associée était notée

dans 53,8 % des cas. Une hypercholestérolémie était retrouvée dans 15,4 % des cas. Des anticorps antimitochondries positifs étaient retrouvés chez 32 patients (soit 88, 5 %). Dans les 3 autres cas, les anticorps ant-GP210 étaient présents. Une ponction biopsie du foie était réalisée dans 34,6 % des cas. Le stade II de Scheuer était le plus fréquent (45 %). Un overlap syndrome associant une CBP et une hépatite auto-immune était retrouvé dans 6 cas (17 %). Le traitement était basé sur la prescription de l’acide ursodésoxycholique (AUDC) à la dose de 13 mg/kg/j associé à une corticothérapie et un immunosuppresseur en cas d’overlap syndrome. Une réponse biochimique à 1 an de traitement selon les critères de Paris II était retrouvée dans 70 % des cas. Les facteurs associés à la non réponse thérapeutique étaient : la découverte de la maladie au stade de cirrhose (p = 0,04), la présence d’une cytolyse en dehors d’un overlap syndrome (p = 0,03) et la présence d’une ductopénie à la ponction biopsie du foie (p = 0,05). Conclusion Dans notre série, la CBP était découverte à un stade préclinique, seulement dans 27 % des cas. Une réponse biochimique à l’AUDC a été obtenue chez 70 % des patients. Les facteurs associés à la non-réponse thérapeutique étaient la présence d’une cirrhose, d’une cytolyse et/ou d’une ductopénie. Faut-il associer un traitement de deuxième ligne chez ces patients ? Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.revmed.2018.10.171 CA163

Profil de tolérance des thiopurines au cours des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin B. Hasnaoui 1,∗ , N. Elleuch 2 , H. Jaziri 3 , M. Ksiaa 3 , A. Hammami 4 , A. Brahem 3 , S. Ajmi 3 , A. Ben Slama 3 , A. Jmaa 3 1 Gastro-enterologie CHU Sahloul, Khzema ouest, Sousse, Tunisie 2 Gastro-entérologie, hôpital universitaire Sahloul (CHU Sahloul), Sousse, Tunisie 3 Hépato-gastroentérologie, CHU Sahloul, Hammam Sousse, Tunisie 4 Hépato-gastroentérologie, route ceinture, Sousse, Tunisie ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected] (B. Hasnaoui) Résumé Introduction Les thiopurines sont largement utilisés au cours des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) avec une efficacité bien établie. Néanmoins, leur prescription est parfois limitée par la survenue d’effets indésirables pouvant être sévères voire fatales. Le but de notre travail est d’étudier l’incidence et les caractéristiques des différents effets secondaires aux thiopurines survenus chez les patients atteints de MICI. Patients et méthodes Il s’agit d’une étude rétrospective menée entre 2010 à 2017, colligeant tous les patients atteints de MICI et traités par thiopurines chez qui on a cherché les éventuels effets indésirables. Résultats Parmi 183 cas de MICI traités par thiopuines, 31 patients (16,39 %) avaient présenté un effet indésirable à ce traitement. Il s’agissait de 18 femmes (58 %) et 13 hommes (42 %) dont l’âge moyen était de 32 ans (17–54 ans). Nos patients étaient répartis en 19 cas (61,3 %) de maladie de Crohn et 12 cas (38, 7 %) de rectocolite hémorragique. Les effets secondaires aux thiopurines survenaient dans un délai moyen de 9 semaines. La toxicité hépatique était l’effet indésirable le plus fréquent de l’azathiorine, noté chez 14 patients (45,16 %). Il s’agissait d’une cytolyse isolée dans 7 cas, d’une cholestase isolée dans 3 cas et d’une association cholestase et cytolyse dans 4 cas. La survenue d’une hépatotoxicité à l’azathioprine a nécessité la réduction de la dose chez 9 patients et le Switch vers la mercaptopurine chez les 5 cas restants. Sept patients (22,58 %) présentaient une pancréatite aiguë imposant l’arrêt définitif du traitement. Une toxicité hématologique était observée chez 11 patients (35,48 %) : une neutropénie (n = 8), une