Folliculite pustuleuse à éosinophiles type Ofuji et VIH

Folliculite pustuleuse à éosinophiles type Ofuji et VIH

165s Posters Poster 129 Hypertrophie kystique des parotides au tours du sida A Graalandl, F MeieF, J Simon’, C Micbon’, J Poucbot’, P Vinconeux’ ...

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165s

Posters Poster

129

Hypertrophie

kystique des parotides au tours du sida

A Graalandl, F MeieF, J Simon’, C Micbon’, J Poucbot’, P Vinconeux’ L’hypertrophie kystique des parotides est une complication rare, mais parfois revelatrice du sida, secondaire a I’infiltration des parotides par des lymphocytes CD8, conduisant a l’obstruction des canaux excreteurs et au developpement secondaire de kystes. Une femme de 20 ans, seropositive pour le VIH, sans suivi ni traitement depuis plus de 1 an, est hospitalisee en raison d’un malaise apres une injection d’heroi‘ne intraveineuse. Les suites sont simples. L’examen clinique est sans particularite, en dehors de volumineuses tumefactions bilaterales, renitentes, indolores, retromandibulaires, apparues progressivement en quelques semaines. L’echographie montre au niveau des parotides la presence de multiples images, hypoechogenes, d’allure kystique, de 10 a 30 mm de diametre, dont la ponction ramene un liquide sterile. Le taux de lymphocytes CD4 est a 325/mm” (16,l %), le taux de CD8 a 1 039/mm3 (51.4 %), I’ARN plasmatique VIH a 30 5.50 copies/ml (4,49 log). La radiographie du thorax est normale.

Le traitement consiste en des ponctions Cvacuatrices dans un but esthetique. L’hypertrophie bilaterale des parotides doit faire Cvoquer diverses etiologies telles qu’une tumeur, un syndrome de Gougerot-Sjogren, une sarcoidose, un Cthylisme, une affection iatrogene, mais aussi un syndrome d’infiltration lymphocytaire diffusedu sida, qu’elle peut reveler. Ce syndrome peut s’accompagner d’une pneumopathie interstitielle lymphoi’de (LIP). I1 realise au niveau parotidien un pseudo-syndrome de Gougerot-Sjogren, se presentant cliniquement comme le syndrome de Mikulicz, qui est lie B une infiltration des glandes salivaires par des lymphocytes CD4. Le caracthe kystique des glandes est trbs fortement Cvocateur d’une infection par le VIH. Le traitement, a viste esthetique, repose sur les ponctions, la radiotherapie? la chirurgie et peut&tre les therapies antiretrovirales. ‘Service de m6dacine inteme, %ite trensfusionnel, h6pifal 178, rue des Renouillsrs, 92700 Colombes. France

Louis-Mourier,

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Folliculite

pustuleuse B 6osinophiles type Ofuji et VIH

S Morelon’, C Dupont’, ML Chadenat’, F Staroti, C PujoP, E Rouveix’, M Dorra’ La survenue d’truptions cutan& prurigineuses est frequente chez les malades infect&s par le VIH. Parmi elles, la folliculite pustuleuse a t5osinophiles (EPF) a Cte individualiste. Nous en rapportons un cas. M G, 39 ans, seropositif pour le VIH depuis 1987, non trait& a en septembre 1997 une toxoplasmose cerebrale traitee par pyrimethamine-sulfadiazine. Debut novembre, les CD4 sont a 15/mm3, la charge virale superieure a 800 000 copies/ml et une trithtrapie par Nelfinavir-DDI et D4T est debutee. Fin novembre apparait une eruption du tronc et du visage dissemince a type de papules t&s prurigineuses (hypereosinophilie a 4 630/mm3 sans hyperleucocytose). La biopsie cutanee montre une infiltration massive de lymphocytes et de polynucltaires eosinophiles regroup&s en amas autour du follicule pileux avec dans la partie profonde quelques rares debris de Demodex. La coloration par le PAS est negative. 11 s’agit done d’une EPF type Ofuji. Un traitement par dermocorticoi’de local est institue, avec une bonne efficacitt. L’EPF a CtC d&rite par Ofuji en 1970, principalement au Japon. I1 existe une predominance masculine nette et le pit de frequence survient entre 30 et 40 ans. Cette dermatose souvent prurigineuse est caracterisee par des pustules folli-

Rev M&i

lnterne

1998

; 19

Suppl 1

culaires et des papules erythemateuses confluant pour former des plaques avec tendance a la guerison centrale et extension peripherique, souvent associee a une hypereosinophilie. Elle predomine sur le visage, le tronc et la racine des membres. Les preltvements bacteriologiques, mycologiques et parasitologiques sont negatifs. L’histologie montre un infiltrat perifolliculaire riche en lymphocytes et en Cosinophiles, associe a une spongiose Cpitheliale folliculaire. L’EPF associee au VIH d&rite en 1986 se distingue de la maladie d’Ofuji par I’absence de plaque coalescente et de gdrison centrale, remplacee par des papules et des pustules disseminees. On note la Constance du prurit et l’absence d’hyperleucocytose malgre une hypereosinophilie. La chronicitt et l’absence de remission y sont plus frtquentes. La physiopathologie est inconnue. De nombreux traitements ont et& essay& avec une efficacite inconstante.

‘Service de mkiecine interne, %ewice de dennatologie, CHU Ambroise-Part?, 92104 Boulogne cedex, France

d’anaiomopathologie, 3service 9, avenue Charles-de-Gaulle,