Le sport pour personnes en situation de handicap, fondements et particularités. Expérience tunisienne

Le sport pour personnes en situation de handicap, fondements et particularités. Expérience tunisienne

Rec¸u le : 27 janvier 2010 Accepte´ le : 20 fe´vrier 2010 Disponible en ligne 7 avril 2010 Disponible en ligne sur www.sciencedirect.com Sport e...

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Rec¸u le : 27 janvier 2010 Accepte´ le : 20 fe´vrier 2010 Disponible en ligne 7 avril 2010

Disponible en ligne sur

www.sciencedirect.com



Sport et handicap

Le sport pour personnes en situation de handicap, fondements et particularite´s. Expe´rience tunisienne Sport for disabled people, bases and particularities. A Tunisian experience H. Jebalia, C. Dzirib* a

Fe´de´ration tunisienne des sports pour handicape´s, 4, avenue de la Ligue arabe, 1000 Tunis, Tunisie b Service de me´decine physique et de re´adaptation fonctionnelle, Institut national d’orthope´die M.-Kassab, 2010 La Manouba, Tunisie

Summary

Re´sume´

Sport for disabled people is relatively new in human history. In nearly 50 years, it has nevertheless drastically increased for all categories of disabilities. Under the auspices of the International Paralympic Committee and through collaboration with sports organizations for disabled people, adapted sports have become a sure, and the competition of Paralympic Games is the second world-sporting event following the Olympic games. In sports for disabled people, the classification of competitors is a basic and necessary step as soon as competition is considered. In fact, due to the diversity of the causes of deficits and the variety of resulting disabilities, a classification system allows the establishment of ‘‘functionally homogeneous groups’’ of individuals with similar performance capabilities who can therefore participate in the same events with fair chances of success. As in team sports, this applies to individual sports including athletics. The Tunisian experience is very interesting. The specific process at work is pragmatic because it has allowed athletes with disabilities to go up to the highest international level in a short time in athletics, which subsequently served as the locomotive for the development of other sports in the country. This also highlights the involvement of sports in the process of rehabilitation of people with disabilities. ß 2010 Elsevier Masson SAS. All rights reserved.

Le sport chez les personnes en situation de handicap est relativement re´cent dans l’histoire humaine. En pre`s de 50 ans, il a connu ne´anmoins une e´volution fulgurante pour toutes les cate´gories de de´ficiences. Sous l’e´gide du comite´ paralympique international (IPC) et en collaboration avec les Organisations sportives pour personnes handicape´es, les sports adapte´s sont devenus une valeur suˆre et les Jeux paralympiques repre´sentent la seconde manifestation sportive dans le monde apre`s les Jeux olympiques. Dans les sports pour personnes handicape´es, la classification des concurrents est une e´tape obligatoire et fondamentale, de`s lors que l’on envisage la compe´tition. En effet, vu la diversite´ des causes des de´ficits et la varie´te´ des handicaps qui en de´coulent, un syste`me de classement permet d’e´tablir des « groupes fonctionnellement homoge`nes » d’individus ayant des capacite´s de performance comparable et pouvant donc participer aux meˆmes e´preuves avec des chances de succe`s e´quitables. Cela vaut pour les disciplines individuelles, dont l’athle´tisme, tout comme pour les sports collectifs. L’expe´rience tunisienne est tre`s inte´ressante et avant-gardiste. Cette approche est pragmatique par le fait qu’elle a permis a` des athle`tes pre´sentant des de´ficiences diverses de se hisser au plus haut niveau mondial en peu de temps avec un sport phare, l’athle´tisme, qui a par la suite servi de locomotive pour le de´veloppement d’autres disciplines dans le pays. Cela met e´galement en relief l’implication des activite´s sportives dans le processus de re´adaptation des personnes en situation de handicap. ß 2010 Elsevier Masson SAS. Tous droits re´serve´s.

Keywords: Handicap, Rehabilitation, Sport, Tunisian experience

Mots cle´s : Handicap, Re´adaptation, Sport, Expe´rience tunisienne

* Auteur correspondant. e-mail : [email protected] 0242-648X/$ - see front matter ß 2010 Elsevier Masson SAS. Tous droits re´serve´s. 10.1016/j.jrm.2010.03.004 Journal de re´adaptation me´dicale 2010;30:71-76

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Historique : un phe´nome`ne re´cent Les origines du sport chez les personnes en situation de handicap remontent a` la fin du xixe sie`cle ; de`s 1888, existaient en Allemagne des clubs pour sourds. En 1944, le Dr Ludwig Gutmann, neurochirurgien a` l’hoˆpital de Stocke Mandeville, en Angleterre, et conside´re´ comme e´tant le pe`re fondateur du Handisport, inte`gre l’activite´ sportive au sein d’un centre de re´e´ducation pour les aviateurs rescape´s de la guerre, pre´sentant des traumatismes de la molle e´pinie`re. En effet, il s’e´tait rendu compte que le sport pouvait jouer un roˆle important dans le processus de re´e´ducation des patients te´traple´giques et paraple´giques. D’activite´ inte´gre´e dans le programme de re´e´ducation des blesse´s de guerre, l’e´volution se fait progressivement vers une activite´ sportive de loisir et, quelques anne´es plus tard, vers le sport de compe´tition quand, en ouverture des Jeux olympiques de 1948, a` Londres, la premie`re compe´tition nationale pour athle`tes en fauteuil roulant fut organise´e. C’est en 1960, a` Rome, qu’on a pu assister aux premiers Jeux paralympiques, avec la participation d’athle`tes atteints de le´sions de la moelle e´pinie`re, provenant de 23 pays. En 1976, aux jeux de Toronto, au Canada, les sportifs atteints de de´ficit visuel inte´graient le mouvement paralympique. En 1980, les ampute´s et les athle`tes porteurs de paralysie ce´re´brale (infirmes moteurs ce´re´braux) s’y associaient a` l’occasion des Jeux d’Arnhem, aux Pays-Bas. En 1988, a` Se´oul (61 pays), toutes les cate´gories des handicape´s moteurs e´taient repre´sente´es aux cote´s des de´ficiences visuelles. En 2008, aux Jeux paralympiques de Pe´kin, pre`s de 5000 sportifs de 146 pays participaient dans une compe´tition qui n’avait plus rien a` envier aux Jeux olympiques (fig. 1). Ainsi, l’histoire a montre´ qu’en l’espace d’un demi-sie`cle, le reˆve du Dr Ludwig Gutmann e´tait devenu une merveilleuse re´alite´ ; en effet, l’e´volution du sport pour personnes en situation de handicap a largement de´passe´ ce qu’imaginaient les pionniers du mouvement (fig. 2 et 3) [1–3].

Figure 1. Une affluence record.

dont il a la charge. Il est e´galement appele´ a` promouvoir et de´fendre les valeurs paralympiques, dont le courage, la de´termination, l’inspiration et l’e´galite´ des chances pour tous [4]. L’IPC est gouverne´ par un organe exe´cutif (le bureau Directeur), e´lu tous les quatre ans par une Assemble´e ge´ne´rale qui est compose´e elle-meˆme de diffe´rentes structures. Ces structures sont de trois types : les Organisations internationales de sport pour personnes handicape´es, les Instances sportives

Figure 2. E´volution des fauteuils roulants sportifs.

Organisation du handisport dans le monde Le Comite´ international paralympique (International Paralympic Commitee [IPC] : structure e´quivalente du comite´ international olympique (CIO) pour les sports chez les personnes valides) est l’instance dirigeante, responsable de l’organisation, de la promotion et du de´veloppement du handisport dans le monde. Cette structure repre´sente le sport chez les personnes en situation de handicap au plus haut niveau international ; sa mission principale consiste a` organiser, diriger et coordonner les Jeux paralympiques d’e´te´ et d’hiver, ainsi que les championnats mondiaux et re´gionaux pour les neuf sports

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Figure 3. E´volution des prothe`ses pour l’athle´tisme.

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Figure 4. Le judo : un sport tre`s prise´ par les de´ficients visuels.

internationales et les Comite´s paralympiques nationaux ou Fe´de´rations nationales. Les Organisations internationales de sport pour handicape´s sont au nombre de quatre et se de´finissent par rapport a` une cate´gorie de handicap. Elles repre´sentent les cinq cate´gories participant aux Jeux paralympiques, a` savoir :  les personnes pre´sentant un retard intellectuel : Association internationale de sports pour personnes pre´sentant un retard intellectuel (INAS-FID) ;  les personnes malvoyantes ou aveugles : fe´de´ration internationale de sports pour aveugles (IBSA) (fig. 4) ;  les personnes pre´sentant une infirmite´ motrice ce´re´brale : association internationale de sport et de loisir pour les personnes atteintes de paralysie ce´re´brale (CPISRA) (fig. 5) ;  les personnes paraple´giques, te´traple´giques et apparente´es participant en fauteuil ainsi que les ampute´s et autres handicaps moteurs participant debout : Organisation inter-

Figure 6. Le basketball sur fauteuil, un sport tre`s populaire.

Figure 7. L’athle´tisme, un sport phare.

nationale des sports pour ampute´s et sur fauteuil (IWAS) (fig. 6 et 7). Chacune de ces organisations posse`de ses re`glements spe´cifiques, relatifs a` la cate´gorie de sportifs dont elle a la charge, ses syste`mes de classification et organise ses compe´titions propres a` l’e´chelle internationale. Les structures sportives internationales sont les instances qui se de´finissent par rapport a` un sport paralympique donne´. Aux 26 sports paralympiques correspondent ainsi 26 structures sportives internationales de diffe´rentes natures qui ont la charge d’organiser, a` l’e´chelle internationale, les compe´titions dans leurs disciplines respectives et d’adapter les re`glements de chaque sport aux diffe´rents types de handicaps. Certaines de ces instances de´pendent directement de l’IPC (athle´tisme, natation), d’autres sont inde´pendantes (basketball en fauteuil) ou de´pendent de fe´de´rations internationales de sport pour personnes valides (cyclisme). Les Comite´s paralympiques nationaux correspondent aux 171 Fe´de´rations nationales appartenant aux pays membres.

La classification : volet incontournable dans le handisport Figure 5. Lancer de club pour les atteintes motrices se´ve`res.

En handisport, la classification des concurrents est une e´tape obligatoire et fondamentale, de`s lors que l’on envisage la

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Figure 8. Le volleyball assis, une discipline a` la porte´e de tous.

compe´tition, notamment pour les personnes pre´sentant des de´ficiences motrices et visuelles. Compte tenu de la diversite´ des de´ficiences et la varie´te´ des incapacite´s qui en de´coulent, il serait impossible d’envisager la pratique de sports de compe´tition avec des chances de succe`s comparables pour tous ; ainsi, il a e´te´ rapidement admis, dans un esprit de justice et d’e´quite´, qu’un syste`me de classement des sportifs e´tait ne´cessaire, selon leurs potentialite´s fonctionnelles (fig. 8). Les personnes sourdes ou malentendantes, ne faisant d’ailleurs pas partie du mouvement paralympique, ne sont pas concerne´es par une classification spe´cifique ; comme les athle`tes « valides », elles font l’objet d’une re´partition ou « classification » selon l’aˆge (minime, cadet, junior, senior). Concernant les sportifs pre´sentant un retard intellectuel, il n’y a actuellement aucun classement selon leurs capacite´s psychiques ; la mise en place de crite`res objectifs d’e´ligibilite´ a re´cemment abouti a` de bons re´sultats, mais la mise en place d’un syste`me de classification se heurte encore a` des difficulte´s de diffe´rents ordres (me´thodologiques, culturels, linguistiques, psychologiques, etc.). Pour ce qui est des de´ficiences visuelles et motrices, des syste`mes de classification fonctionnels bien e´labore´s ont e´te´ mis en place au fur et a` mesure par les Organisations internationales sportives concerne´es. Selon le Comite´ paralympique international (IPC), « l’objectif de tout syste`me de classification est de rassembler dans un meˆme groupe des sportifs qui ont approximativement des potentiels de mouvement « e´gaux’ ». Le potentiel de mouvement e´tant de´fini par la capacite´ a` contracter les muscles qui entraıˆnent des mouvements actifs, harmonieux et efficaces des membres et du tronc. Cette classification permet d’e´tablir des « groupes fonctionnellement homoge`nes » d’individus ayant des capacite´s de performance comparables et pouvant donc participer aux meˆmes e´preuves avec des chances de succe`s e´quitables [5]. Cela vaut pour les disciplines individuelles tout comme pour les sports collectifs. La classification des sportifs se fait conforme´ment a` un Code mondial de classification, mis en place par l’IPC, dans lequel toutes les structures et personnes concerne´es, les proce´dures

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relatives a` l’examen de classification, la protestation et le recours sont clairement de´finis, de meˆme que la relation entre athle`tes et classificateurs, ainsi que leurs droits et devoirs respectifs. L’examen de classification, pre´alable a` toute compe´tition handisport officielle, consistera donc a` identifier la de´ficience d’un sportif, a` la renvoyer au syste`me de classification ade´quat, ve´rifier si elle re´pond aux crite`res d’e´ligibilite´ correspondants puis a` la quantifier pour enfin lui attribuer la classe correspondante dans un sport donne´. Les classificateurs sont des me´decins, des kine´sithe´rapeutes ou des techniciens du sport ayant une grande expe´rience du handisport, forme´s, reconnus et atteste´s par les instances sportives internationales concerne´es ; c’est a` eux qu’il appartiendra de ve´rifier la de´ficience et de la quantifier, en re´fe´rence a` des syste`mes internationaux de classification pre´e´tablis, a` travers un processus rigoureux et harmonise´. Cela permettra d’identifier la classe de chaque sportif et d’e´tablir des re´fe´rentiels de performances qui imposeront a` chacun de se fixer des objectifs propres et de s’astreindre a` des programmes d’entraıˆnement et a` des pre´parations techniques, tactiques et psychologiques ade´quates. Maıˆtriser le profil ge´ne´ral des classes relatives a` diverses disciplines sportives incombe a` tous les me´decins, kine´sithe´rapeutes et techniciens du sport auxquels est confie´e la lourde responsabilite´ de proce´der a` la classification des sportifs de fac¸on aussi objective que possible. Ils se doivent d’eˆtre les garants d’une pratique handisport conforme aux valeurs universelles d’e´quite´ et de justice [6].

Le handisport en Tunisie, une expe´rience re´ussie Le sport chez les personnes en situation de handicap existe en Tunisie depuis le de´but des anne´es 1970 ; en effet, les diffe´rentes associations encadrant ces cate´gories de personnes ont de´veloppe´ avec beaucoup de me´rite les activite´s physiques dans des centres spe´cialise´s et organise´ des rencontres sportives qui ont connu une grande affluence et souleve´ un enthousiasme certain chez un grand nombre de jeunes et de responsables associatifs. Devant l’ampleur prise par ce phe´nome`ne, les autorite´s publiques ont pris l’initiative d’encourager la cre´ation, en 1988, d’une institution sportive, (la Fe´de´ration tunisienne des sports pour handicape´s (FTSH), susceptible de donner une nouvelle impulsion a` l’activite´ sportive adapte´e chez les personnes concerne´es. Conscients de l’honneur qui leur e´tait fait et soucieux d’eˆtre a` la hauteur de la confiance place´e en eux, les sportifs handisport tunisiens ont, depuis le de´but des anne´es 1990, consenti de gros efforts, ame´liorant rapidement leurs performances, notamment en athle´tisme, discipline phare du handisport dans le monde, et se hissant rapidement au plus haut niveau international.

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Figure 9. L’accueil officiel de la de´le´gation tunisienne a` son retour des Jeux paralympiques de Pe´kin en 2008.

En effet, des jeunes sportifs a` travers toutes les re´gions, be´ne´ficiant d’un encadrement ade´quat, se sont rapidement inscrits dans une dynamique de succe`s et de´pense´ beaucoup de temps et d’e´nergie pour se surpasser et rejoindre les rangs de l’e´lite nationale, dont les effectifs et les re´sultats ont connu de 1993 a` 2009 une e´volution remarquable sur le plan international, que seuls leur volonte´, leur se´rieux et leur abne´gation peuvent expliquer. Ce n’est pas un hasard si la Tunisie, graˆce aux 21 me´dailles paralympiques re´colte´es par ses athle`tes, s’est hisse´e au 15e rang mondial aux derniers Jeux paralympiques de Pe´kin, parmi 146 pays venant des cinq continents, avec, en plus, une excellente sixie`me place dans la discipline de l’athle´tisme. Sur la sce`ne tunisienne, les athle`tes handisports ont e´te´ les seuls sportifs a` avoir e´te´ accueillis a` deux reprises a` l’ae´roport par le Pre´sident de la Re´publique en personne, a` leur retour des Jeux paralympiques (fig. 9). La FTSH est l’organisation nationale responsable de l’organisation et du de´veloppement des activite´s sportives au profit des personnes a` besoins spe´cifiques, notamment ceux en situation de handicap mental, visuel, moteur ou auditif. Sa mission est de fournir a` toutes les personnes en situation de handicap la possibilite´ de pratiquer une activite´ physique ou sportive de son choix, adapte´e a` ses capacite´s physiques ou mentales propres, favorisant ainsi leur e´panouissement et souvent leur insertion socioe´conomique. Ses objectifs actuels sont essentiellement les suivants :  de´velopper des activite´s physiques et sportives au profit des personnes en situation de handicap, quels que soient la nature et le degre´ de leurs de´ficiences, au sein des institutions e´ducatives spe´cialise´es mais e´galement dans l’environnement extra-e´ducatif, dans toutes les re´gions du pays (fig. 10) ;  de´velopper de nouvelles disciplines sportives ;  agir particulie`rement en faveur du sport fe´minin ainsi que des activite´s sportives et re´cre´atives au profit des personnes pre´sentant des de´ficiences profondes ;  former des cadres spe´cialise´s dans les domaines technique et me´dical : entraıˆneurs, arbitres, officiels et classificateurs. Certains chiffres-cle´s fournis par la FTSH en septembre 2009, me´ritent d’eˆtre pre´sente´s :  nombre d’associations affilie´es : 157 ;  nombre de licencie´s : 3930 ;

Figure 10. Du sport pour tous.

Figure 11. Boccia, un sport pour les personnes avec une atteinte motrice tre`s importante.

 nombre d’athle`tes de l’e´lite nationale : 85 ;  nombre de records du monde de´tenus pas nos athle`tes : 23.

La FTSH est une fe´de´ration omnisports appele´e, entre autres, a` favoriser le de´veloppement d’une vingtaine de disciplines sportives inscrites au programme des Jeux paralympiques d’e´te´, dont la prochaine e´dition aura lieu a` Londres en 2012. Toutefois, une telle entreprise nous paraıˆt utopique a` court terme, e´tant donne´ les moyens financiers et humains ne´cessaires a` sa re´alisation ; c’est pour cette raison que nous limitons actuellement notre action au renforcement de la pratique de l’athle´tisme (discipline graˆce a` laquelle notre pays a e´te´ rehausse´, ces dernie`res anne´es, au plus haut niveau mondial) et du football en salle (de´ficiences mentale et auditive) tout en programmant pour les anne´es a` venir (2009–2012) le lancement et la consolidation de la pratique de nouvelles disciplines : volleyball assis, Boccia (fig. 11), Power lifting, pour les personnes ayant une de´ficience motrice ; Goalball, Ce´cifoot et judo pour celles ayant une de´ficience visuelle et le tennis de table pour les handicape´s mentaux1.

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Unite´ de communication, Fe´de´ration tunisienne des sports pour handicape´s, novembre 2009.

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Conclusion Afin de poursuivre cette dynamique d’inte´gration par le sport des personnes en situation de handicap, il conviendrait que ces activite´s sportives adapte´es suscitent d’avantage l’inte´reˆt des me´decins a` des fins the´rapeutiques correctives ou de loisirs et comme moyen de re´habilitation physique, psychologique et sociale. Il serait be´ne´fique de de´marrer l’activite´ sportive d’une manie`re tre`s pre´coce, de`s l’hospitalisation initiale, pour ame´liorer leur autonomie, faciliter leur travail de reconstruction en leur permettant d’avoir a` nouveau des projets et des sources de plaisir, en participant ainsi a` l’ame´lioration de leur qualite´ de vie [7].

Re´fe´rences [1]

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[5] [6]

Conflit d’inte´reˆt Aucun.

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