Les anomalies thyroïdiennes au cours de l’acromégalie

Les anomalies thyroïdiennes au cours de l’acromégalie

398 SFE Angers 2015 / Annales d’Endocrinologie (2015) 380–411 associé qui pourrait être retenu à tort comme étiologie du RP. La demande de prolactin...

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SFE Angers 2015 / Annales d’Endocrinologie (2015) 380–411

associé qui pourrait être retenu à tort comme étiologie du RP. La demande de prolactine a permis de poser le diagnostic et de traiter la patiente. Déclaration d’intérêts Les auteurs n’ont pas transmis de déclaration de conflits d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.ando.2015.07.309

développer chez les personnes obèses est susceptible d’aggraver la progression de la maladie. Des expériences menées sur des souris atteintes de SEP ont montré que leur paralysie s’est améliorée après un régime méditerranéen. Cependant la taille de notre échantillon pourrait expliquer le résultat non significatif. Déclaration d’intérêts Les auteurs n’ont pas transmis de déclaration de conflits d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.ando.2015.07.311

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Grossesse au cours d’une acromégalie évolutive : à propos d’un cas (Dr) ∗ ,

C. Zemali S. Fedala (Dr) , M. Mezoued (Dr) , D. Meskine (Pr) Service endocrinologie Bologhine, Alger, Algérie ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected] (C. Zemali) Introduction L’acromégalie est une affection rare caractérisée par une hypersécrétion d’hormone de croissance (GH) le plus souvent par un adénome somatotrope. Le retentissement de l’hypersomatotropisme et du syndrome tumoral hypophysaire sur l’axe gonadotrope explique la fréquence des troubles du cycle et l’infertilité des femmes acromégales. Observation Nous rapportons le cas d’une patiente âgée de 38 ans, G8P4A3, qui consulte pour spanioménorrhée associée à des céphalée chroniques, chez qui, le diagnostic d’acromégalie a été posé devant un syndrome dysmorphique acquis, un hypersomatotropisme biologique non freinable par HGPO (nadir de GH 10,24 ␮ui/ml), avec présence à l’IRM hypothalamo-hypophysaire d’un macro-adénome hypophysaire de 21 mm de grand axe à extension suprasellaire, effleurant le chiasma optique. Une prise en charge opératoire n’a pu être faite devant la survenue d’une grossesse évolutive de 15 semaines d’aménorrhée (SA), trois mois après le diagnostic ; patiente mise alors, sous bromocriptine avec surveillance étroite, clinique, biologique, ophtalmologique et obstétricale. La grossesse était menée à 38 SA sans incidents, une césarienne prophylactique été préconisée, donnant naissance à un nouveau-né de sexe féminin, eutrophique en parfaite santé. Conclusion La survenue d’une grossesse au cours de l’acromégalie est une situation rare. Une augmentation du volume tumoral, un risque d’hypertension artérielle gravidique et diabète gestationnel sont rarement rapportés, cependant une surveillance rapprochée de ces patientes s’impose. Dans notre cas, l’évolution a été favorable malgré un contact étroit du macroadénome avec le chiasma optique. Déclaration d’intérêts Les auteurs n’ont pas transmis de déclaration de conflits d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.ando.2015.07.310 P067

Surpoids et obésité : facteurs de risque de la sclérose en plaques

I. Mahmoud (Dr) ∗ , M. Aissi (Dr) , S. Younes (Dr) , M. Frih Ayed (Dr) CHU Monastir, Monastir, Tunisie ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected] (I. Mahmoud) Introduction En plus d’être associée au diabète et aux maladies cardiaques, l’obésité pourrait aussi être liée à des maladies auto-immunes comme la sclérose en plaques (SEP). Matériels et méthodes Il s’agit d’une étude descriptive des patients atteints de SEP colligés dans le service de neurologie, Monastir, sur une période de 14 ans. Résultats Il s’agit de 62 patients codés SEP dans le service de neurologie, Monastir, associé à un échantillon de la population saine de la même région apparié selon l’âge et le sexe, constitué de 58 volontaires sains. L’âge moyen de la population d’étude était de 38,5 ± 11,9 ans avec des extrêmes allant de 18 à 73 ans. Dans le groupe des témoins, l’âge moyen était à 31,6 ± 11,5 ans avec des extrêmes allant de 18 à 72 ans. Une forte prédominance féminine était notée dans notre population d’étude avec un sex-ratio de 2,1. L’IMC moyen chez notre population était de 23,75 kg/m2 avec un IMC maximal à 35,32 kg/m2 . Le surpoids représentent un facteur de risque de la SEP bien que non significatif (p = 0,087) chez nos patients. Discussion-conclusion L’obésité crée l’« environnement optimal » pour les maladies auto-immunes. En outre, l’inflammation interne qui tend à se

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Déficit en hormone de croissance et Syndrome de Pallister-Hall : à propos d’une observation

K. Benmohammed (Dr) ∗ , N. Kaouache (Dr) , S. Khensal (Dr) , A. Lezzar (Pr) Service Endocrinologie-Diabétologie, Faculté de Médecine, Université Constantine 3, Constantine, Algérie ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected] (K. Benmohammed) Le syndrome de Pallister-Hall (SPH) est une maladie génétique rare à transmission autosomique dominante. De prévalence inconnue, il comprend : un hamartome hypothalamique avec retentissement sur les fonctions hypophysaires, une polydactylie centrale, et des malformations viscérales. La seule anomalie génétique connue jusque-là est une mutation du gène GLI3 apparaissant entre le domaine à doigts de zinc et le site de clivage protéolytique. L’étude génétique n’est recommandée que dans les cas de doute diagnostique. Nous rapportons le cas d’une fille âgée de 7 ans, issue d’un mariage consanguin qui consulte en endocrinologie pour un retard de croissance. Elle est impubère, de poids normal, et une taille à 105 cm (–3 DS), un âge osseux de 3 ans, avec un syndrome poly-malformatif fait de polydactylie centrale, une malformation cardiaque (communication auriculo-ventriculaire) opérée à l’âge de 4 mois, un pyocolpos opéré à l’âge de 15 jours, ainsi que des malformations urogénitales. Les explorations biologiques révèlent un déficit en hormone de croissance isolé associé à un hamartome hypothalamique à l’IRM. L’absence de données sur l’innocuité du traitement par la GH en cas de ce syndrome nous a incité à l’abstention thérapeutique. Une surveillance clinique, biologique et radiologique est actuellement préconisée. La prise en charge du SPH est multidisciplinaire. Elle comprend principalement la prise en charge urgente des anomalies endocriniennes en particulier le déficit corticotrope s’il existe ainsi que la prise en charge des malformations associées. La surveillance à long terme est clinique concernant la croissance et le développement pubertaire ainsi que radiologique. Déclaration d’intérêts Les auteurs n’ont pas transmis de déclaration de conflits d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.ando.2015.07.312 P069

Les anomalies thyroïdiennes au cours de l’acromégalie M.E.A. Amani (Dr) a,∗ , F. Mohammedi (Dr) b EHU 1er Novembre 1954, Oran, Algérie b CHU Dr Benzerdjeb, Oran, Algérie ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected] (M.E.A. Amani)

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Le but de notre travail est d’évaluer la glande thyroïde sur les plans morphologique (clinique, échographique et scintigraphique) et fonctionnel (clinique et hormonal : FT4 et/ou FT3 et TSH). Patients et méthodes C’est une étude rétrospective qui a concerné 49 patients suivis dans notre service. Au cours de notre travail, il n’y a eu aucune prise médicamenteuse à base d’hormones thyroïdiennes ou de produits iodés. Résultats L’âge moyen était de 37 ans (13–75) avec un sex-ratio (H/F) = 0,81. L’ancienneté de la maladie au moment du diagnostic était en moyenne de 5 ans (1–17). Le taux de GH moyen était de 25,8 ng/ml (1,5–92). Une insuffisance antéhypophysaire a été retrouvée dans 49 % des cas. Pour les anomalies thyroïdiennes habituelles : un goitre simple a été retrouvé dans 29 % des cas, une insuffisance thyréotrope dans 12 %. Pour les pathologies thyroïdiennes moins

SFE Angers 2015 / Annales d’Endocrinologie (2015) 380–411 classiques : une hypothyroïdie primaire dans 2 %, une hyperthyroïdie nodulaire dans 2 %, un carcinome papillaire dans 2 %. Discussion Les anomalies thyroïdiennes habituelles telles que le goitre simple et l’insuffisance thyréotrope sont régulièrement recherchées. A contrario, les hyperthyroïdies et les carcinomes thyroïdiens, du fait de leur méconnaissance, le sont moins. Déclaration d’intérêts Les auteurs n’ont pas transmis de déclaration de conflits d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.ando.2015.07.313 P070

Les adénomes somatotropes à début pédiatrique M.E.A. Amani (Dr) a,∗ , F. Mohammedi (Dr) b EHU 1er Novembre 1954, Oran, Algérie b CHU Dr Benzerdjeb, Oran, Algérie ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected] (M.E.A. Amani)

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Objectifs Étudier les aspects clinico-biologiques, radiologiques ainsi que les retentissements locorégional, métabolique (diabète sucré et dyslipidémie) et cardiovasculaire (HTA et cardiomyopathie) des adénomes somatotropes débutant dans l’enfance et l’adolescence. Patients et méthodes Étude rétrospective ayant concerné 8 patients acromégales, 5 garc¸ons et 3 filles, hospitalisés dans notre service pour une acromégalie en rapport avec un adénome somatotrope. Résultats L’âge moyen de nos patients était de 22 ans (15–30), l’âge de début de 17 ans (14-20) avec un sex-ratio (H/F) = 1,67. L’ancienneté de la maladie au moment du diagnostic était en moyenne de 4,75 ans (1–12). Le taux de GH moyen était de 27,74 ng/ml (1,52–60). Sur le plan tumoral : 25 % de microadénomes et 75 % de macro-adénomes dont 5 cas (62,5 %) étaient invasifs. Pour le retentissement locorégional : des troubles visuels ont été notés dans 25 % des cas, une hypertension intracrânienne dans 12,5 %, une insuffisance antéhypophysaire dans 12,5 % et des troubles psychiques dans 12,5 %. Sur les plans métabolique et cardiovasculaire : l’hypersomatotropisme a engendré une HTA dans 12,5 % des cas, une cardiomyopathie hypertrophique dans 12,5 %, une dyslipidémie dans 12,5 % et aucun cas de diabète sucré ou de troubles de la tolérance glucidique n’a été rapporté. Discussion Les adénomes somatotropes à début dans l’enfance et l’adolescence sont exceptionnels. Le diagnostic est tardif et les macro-adénomes sont retrouvés chez la grande majorité de nos patients. Déclaration d’intérêts Les auteurs n’ont pas transmis de déclaration de conflits d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.ando.2015.07.314 P071

Exploration endocrinienne de la pathologie hypothalamo-hypophysaire chez l’enfant : à propos de 19 cas (Dr) ∗ ,

A. Chafik G. El Mghari (Pr) , N. El Ansari (Pr) Service d’Endocrinologie, CHU Mohamed VI, Marrakech, Maroc ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected] (A. Chafik) Introduction La région sellaire à une localisation centrale dans la base du crâne, elle est constituée de structures anatomiques fines, avec des rapports importants entre des structures dont l’atteinte peut mettre en jeu le pronostic visuel et statural chez l’enfant. Patients et méthode On a réalisé une étude prospective sur une période de 2 ans [mars 2013–mars 2015]. Dix-neuf dossiers ont été recensés. La moyenne d’âge des patients est de 15,3 ans, avec 10 garc¸ons et 4 filles. La symptomatologie clinique était variée, allant de signes d’hypopituitarisme à l’hypertension intracrânienne. L’exploration biologique était orientée par la symptomatologie clinique, avec exploration radiologique basée sur l’IRM cérébrale. Résultats La pathologie hypothalamo-hypophysaire est dominée par le syndrome d’interruption de la tige pituitaire dans 8 cas. Par ailleurs, on a noté 1 cas d’arachnoïdocèle, 1 cas de selle turcique vide, 2 cas de craniopharyngiome, 3 cas

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de gliome, 1 cas de prolactinome, 1 cas d’hypoplasie antéhypophysaire associée à un syndrome de Kallmann, 2 cas d’hypoplasie hypophysaire isolé. Un retard de croissance staturo-pondéral sévère a été objectivée chez 81 % des cas. Dans 58 % des cas une insuffisance antéhypophysaire a été notée, 16 % un hypogonadisme isolée, et dans 20 % un déficit en GH isolée. Discussion La pathologie hypothalamo-hypophysaire est très variée chez l’enfant, avec des conséquences endocriniennes qui doivent être recherchées pour une prise en charge multidisciplinaire pour une meilleure transition de l’enfance à l’adolescence. Déclaration d’intérêts Les auteurs n’ont pas transmis de déclaration de conflits d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.ando.2015.07.315 P072

Tumeurs non adénomateuses de l’hypophyse : à propos de 18 cas

A. Chafik (Dr) ∗ , G. El Mghari (Pr) , N. El Ansari (Pr) Service d’Endocrinologie, CHU Mohamed VI, Marrakech, Maroc ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected] (A. Chafik) Introduction Les tumeurs non adénomateuses de la région hypophysaire sont d’une grande variété, elles sont évoquées dans des conditions diverses. Patients et méthodes On a mené une étude prospective sur 2 ans, rassemblant 18 cas de patients suivis pour tumeurs non adénomateuses de l’hypophyse, avec études des caractéristiques cliniques et paracliniques chez ces patients. Résultats Il s’agit de 10 femmes et 8 hommes, avec une moyenne d’âge de 31 ans. La symptomatologie la plus fréquente motivant la consultation était un syndrome tumoral hypophysaire dans 45 % des patients. Les autres circonstances diagnostiques étaient une insuffisance antéhypophysaire chez 30 % des patients, un retard staturo-pondéral dans 10 % des cas, un diabète insipide dans 15 % des cas. Le diagnostic étiologique a été confirmé par l’IRM hypothalamohypophysaire chez 11 cas, concluant à une arachnoïdocèle chez 10 cas et à un kyste de la poche de Rathke chez une patiente. La nécessité d’une chirurgie exérèse avec étude anatomopathologiques a permis de confirmer le diagnostic étiologique chez les autres cas, dont 3 cas de craniopharyngiome, 1 cas de kyste épidermoïde de l’hypophyse, 1 cas d’épendymome, 1 cas de kyste déspécifié, 1 cas de granulome hypophysaire. Discussion Dans notre série, nos patients étaient symptomatiques et présentaient souvent des signes de déficit hypophysaire, ceci peut être expliqué par le retard de consultation. Par conséquent, c’est la conjonction d’une sémiologie radiologique fine et de circonstances diagnostiques, qui vont permettre d’approcher le diagnostic étiologique. Quoique le traitement chirurgical peut être nécessaire devant des lésions compressives. Déclaration d’intérêts Les auteurs n’ont pas transmis de déclaration de conflits d’intérêts. http://dx.doi.org/10.1016/j.ando.2015.07.316 P073

Aménorrhée secondaire : une cause peut en cacher une autre

A. Chafik (Dr) ∗ , G. El Mghari (Pr) , N. El Ansari (Pr) Service d’Endocrinologie, CHU Mohamed VI, Marrakech, Maroc ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected] (A. Chafik) Introduction L’aménorrhée secondaire témoigne d’une atteinte de l’axe hypothalamo-hypophysaire ovarien ou anomalie du tractus producteur, dont le diagnostic étiologique est souvent complexe, mais une démarche diagnostique bien conduite permet une orientation étiologique précise. Cas clinique On rapporte l’observation d’une patiente de 35 ans consultant pour une aménorrhée secondaire évoluant depuis 5 ans, associée à des bouffés de chaleurs. Avec des céphalées diffuses depuis 7 ans, sans vomissements, avec brouillard visuel depuis 1 an, sans signe d’insuffisance corticotrope ni thyréotrope. À l’examen clinique, on note un IMC à 25,63 kg/m2 , sans syndrome dysmophique. Au bilan, on objective un hypogonadisme hypergonadotrope avec FSH = 89,20 mUI/ ; LH = 60,73 mUI/ml ; œstradiol < 5 ng/l, sans autres