Les infiltrations para-foraminales lombaires : une alternative à la voie classique foraminale pour diminuer le risque neurologique. Étude observationnelle prospective sur les effets secondaires neurologiques des infiltrations para-foraminales lombaires

Les infiltrations para-foraminales lombaires : une alternative à la voie classique foraminale pour diminuer le risque neurologique. Étude observationnelle prospective sur les effets secondaires neurologiques des infiltrations para-foraminales lombaires

UntitledBook1.book Page 159 Thursday, November 10, 2016 12:20 PM Communications orales / Revue du Rhumatisme 83S (2016) A81-A162 44mois. Six patient...

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44mois. Six patients avaient une profession à risque (port de charge lourde, vibrations), 20 cas avaient une obésité et une sédentarité était notée dans 12 cas. Les paramètres spinopelviens moyens étaient : une IP = 52°, une PS = 30°, une VP = 19°et une LL = 42° qui sont dans les limites normales. Le calcul des paramètres du profil idéal de nos patients discopathiques ayant une IP moyenne à 52°, montre que la lordose idéale doit être de 60,5° au lieu de 42° et la version pelvienne doit être 13° au lieu de 19°. Donc, nos malades ont déjà commencé le processus de compensation via la rétroversion du bassin. Ce ci peut être expliqué par le retard de prise en charge rééducative. En fait, l’ancienneté clinique des malades discopathiques était de 44 mois Conclusion. – Chez les patients discopathiques, l’incidence pelvienne était de valeur normale mais le calcul de leur profil idéal a révélé qu’ils sont en compensation par une rétroversion pelvienne probablement en rapport avec un retard de prise en charge. Conflit d’intérêt. – aucun O.137

Évaluation des troubles du sommeil au cours de la lombalgie chronique I. Haddada (1) ; M. Brahem* (1) ; H. Hachfi (1) ; S. Hammouda (1) ; M. Maraoui (1) ; M. Jguirim (2) ; M. Younes (1) (1) Rhumatologie, Taher sfar mahdia, Mahdia, Tunisie ; (2) Rhumatologie, Service de rhumatologie fattouma bourguiba, Monastir, Tunisie *Auteur correspondant : [email protected] (M. Brahem) Introduction. – Les lombalgies chroniques et les troubles du sommeil sont des problèmes de santé très fréquents, aussi il n’est pas surprenant que les 2 conditions puissent coexister. Toutefois, les troubles du sommeil peuvent majorer les douleurs et celles ci peuvent provoquer des troubles du sommeil. Les altérations du sommeil sont différentes en fonction des syndromes douloureux auxquelles elles sont associées. Le but de notre travail est d’évaluer les troubles du sommeil au cours de la lombalgie chronique et de rechercher les facteurs associés. Patients et Méthodes. – Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 109 patients, soufrant d’une lombalgie chronique, s’étalant sur sept mois (Février à Aout 2016). Nous avons recueilli les données démographiques, les caractéristiques de la maladie, les pathologies associées ainsi que les différents traitements utilisés. Nous avons étudié spécifiquement les relations entre lombalgie chronique et les troubles du sommeil en utilisant l’Epworth score et Pittsburgh (PSQI). Résultats. – L’âge moyen de nos patients est de 55 ans [extrêmes allant de 24 à 79 ans], avec prédominance féminine dans 85 % des cas. La douleur était mécanique dans 94,5 % des cas et inflammatoire dans 5,5 % des cas. La moyenne de l’EVA douleur est de 4,88 [extrêmes allant de 1 à 9]. Dans notre population d’étude 62,4 % des cas était sous traitement antalgique palier 1, 87,2 % sous AINS, 21,1 % ont eu une infiltration locale de corticoïde, 36,7 % ont eu un traitement physique et 5, 5 % un traitement chirurgical pour une lombosciatique associée et rebelle. Pour le score Epworth de sommeil, 49,5 % des patients n’ont pas une dette de sommeil, 34,9 % ont un déficit de sommeil et 16,5 % ont des signes de somnolence. Pour le score Pittsburg la moyenne est de 7,16 [extrêmes allant de 0 à 19]. En ce qui concerne les moyennes des résultats des sous scores, 1,25 était la moyenne pour la qualité subjective du sommeil, 1,26 pour la latence du sommeil, 1,42 pour la durée du sommeil, 1,06 pour l’efficacité habituelle du sommeil, 1,17 pour les troubles du sommeil, 0,27 pour l’ utilisation d’un médicament du sommeil et 0,69 pour la mauvaise forme durant la journée. L’analyse statistique a trouvé que le score de Dallas dans sa composante « sociabilité » est un facteur associé à la perturbation du score d’Epworth, mais pas de relation avec l’âge, le sexe, l’IMC, l’EVA, l’ancienneté de la

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maladie, le score de Quebec ainsi que le score de Pittsburg. Pour le score de Pittsburg, nous avons trouvé une corrélation significative avec l’EVA, le score de Quebec et le score de Dallas dans ces différents sous types (vie quotidienne, professionnelle, anxiété, sociabilité). Mais pas de relation avec l’âge, le sexe, l’IMC ainsi que la durée de la symptomatologie. Conclusion. – Causes ou conséquences, les troubles du sommeil associés à une lombalgie chronique sont fréquentes et sont en relation avec l’handicap fonctionnel. Donc, ils doivent être pris en compte dans la prise en charge globale du patient au même titre que la prise en charge de la douleur. Conflit d’intérêt. – aucun O.138

Les infiltrations para-foraminales lombaires : une alternative à la voie classique foraminale pour diminuer le risque neurologique. Étude observationnelle prospective sur les effets secondaires neurologiques des infiltrations para-foraminales lombaires P. Mole* (1) ; C. Augareils (2) ; I. Ludot (2) ; B. Rouhier (2) (1) Cabinet Médical, Toulouse ; (2) Rhumatologie, Clinique Pasteur bp27617, Toulouse *Auteur correspondant : [email protected] (P. Mole) Introduction. – En 2009 plusieurs publications rapportent le danger neurologique des infiltrations rachidiennes en particulier foraminales. Nous décidons de mettre en route une étude prospective observationnelle des effets secondaires neurologiques des infiltrations foraminales effectuées en hospitalisation dans le service Patients et Méthodes. – Entre septembre 2009 et juillet 2016, nous avons identifié toutes les foraminales réalisées. Le pmsi qui donne un code spécifique à chaque acte (AHCH007 pour la foraminale avec guidage scannographique) permet d’identifier facilement chaque geste réalisé chez les patients. Nous réservons cette technique aux hernies discales foraminales et extra-foraminales. Nous avons créé des codes spécifiques supplémentaires pour repérer certains groupes de patients à risque ; ZACR pour les patients avec des antécédents de chirurgie rachidienne lombaire et ZPSA pour les patients sous acide acetyl salicylique. Parallèlement nous avons colligé les accidents neurologiques. Les infiltrations ont eu lieu sous scanner par voie para foraminale. On repère la jonction entre le foramen et l’espace extra-foraminal. L’aiguille passe parallèlement au bord du massif articulaire postérieur s’arrête au voisinage de la racine, on vérifie l’absence de piqûre vasculaire, puis on injecte le produit de contraste qui remonte vers le foramen, puis enfin le corticoïde. Résultats. – Pendant cette période 443 infiltrations ont été réalisées. 48 chez des patients sous acide acetyl salicylique. 23 infiltrations chez des patients ayant des antécédents de chirurgie rachidienne et 7 infiltrations chez des patients ayant les 2 facteurs de risques. Nous n’avons eu aucun effet secondaire neurologique Discussion. – L’absence d’accident neurologique est expliqué par : Des précautions générales systématiques, vérification de la numération plaquettaire, du bilan d’hémostase, pas d’infiltration sous clopidogrel, anti vitamine k et nouveaux anti coagulants. La technique de l’infiltration. Il est admis que les accidents neurologiques sont secondaires à une atteinte artérielle par l’aiguille (spasme ou surtout injection intra artérielle du corticoïde). L’infiltration para foraminale reste à distance de la racine et du ganglion spinal et donc des artères qui les accompagnent, ce qui diminue le risque neurologique. Conclusion. – L’infiltration para-foraminale technique qui s’adresse aux hernies discale foraminales et extra-foraminales est un geste qui dans notre expérience (443 infiltrations) n’a pas eu de complication neurologique. Cette voie d’abord sous guidage scannogra-

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phique permet de rester à distance du paquet vasculo-nerveux et diminue donc le risque d’accident neurologique. Conflit d’intérêt. – aucun

INFECTIONS OSTÉO-ARTICULAIRES O.139

La procalcitonine n’est pas un biomarqueur utile pour le diagnostic de spondylodiscite infectieuse primitive. Étude rétrospective, monocentrique de 41 spondylodiscites JJ. Dubost* (1) ; J. Lopez (1) ; B. Pereira (2) ; M. Couderc (1) ; A. Tournadre (1) ; M. Soubrier (1) (1) Rhumatologie, CHU Gabriel-Montpied, Clermont-Ferrand ; (2) Délégation recherche clinique & innovation, CHU Gabriel-Montpied, Clermont-Ferrand *Auteur correspondant : [email protected] (JJ. Dubost) Introduction. – La procalcitonine sérique (PCT) est un marqueur d’infection bactérienne performant pour différencier arthrite septique et non septique. L’intérêt pour le diagnostic de spondylodiscite infectieuse a été très peu étudié. L’objectif de ce projet est de déterminer la sensibilité de la PCT sérique dans les spondylodiscites infectieuses primitives Patients et Méthodes. – Étude rétrospective, monocentrique des patients hospitalisés dans le service de rhumatologie qui ont eu un dosage de PCT pour une spondylodiscite infectieuse primitive. Résultats. – 32 patients (19 hommes et 13 femme, âgés de 68 +/– 15,91 ans) avaient une spondylodiscite primitive bactériologiquement documentées par hémoculture et/ ou biopsie disco vertébra1e. L’infection était lombaire chez 23, dorsale chez 5 et cervicale chez 5. Quatre (12,5 %) avaient une température supérieure à 38°5. Le germe était : S. aureus : 12, Staphylocoque à coagulase négative : 2, streptocoque et entérocoque : 8, bacilles à Gram négatif : 7, candida : 2 et mycobactérie : 1. Les hémocultures étaient positives chez 21/32 (65,6 %) et la ponction biopsie vertébrale chez 12/13. La PCT (technique TRACE – Kryptor – Brahms) était supérieure à 0,50 ng/ml chez 7/32 (22 %), à 0,25 chez 15/32 (47 %) et à 0,10 chez 19/32 (59 %). Elle était à 0,37 ng/ml chez le patient atteint de tuberculose. La CRP était supérieure à 50 mg/l chez 25/32 (78,1 %) et supérieure à 100 mg/l chez 18/32 (56,3 %). La leucocytose était supérieure à 10 000 / mm chez 14/32 (43,8 %). Les 15 patients qui avaient une PCT > 0,25 ng/ml avaient plus souvent une température supérieure à 38° (53,3 % vs 17,7 % ; p = 0,03), une CRP > 50 mg/l (93,3 % vs 64,7 % ; p = 0,05), une leucocytose > 10 000 / mm (60 % vs 29,4 % ; p = 0,08) et des hémocultures positives (86,7 % vs 47,1 % ; p = 0,02) que les 17 patients qui avaient une PCT < 0,25 ng/ml. Neuf patients avaient une imagerie, un tableau clinique et une évolution sous antibiotique évocateur de spondylosdiscite infectieuse mais sans germe identifié. La PCT était supérieure à 0,5, 0,25, 0,10 ng/ml dans respectivement 1/9 (11 %), 4/9 (44 %) et 5/9 (56 %). Conclusion. – La sensibilité du dosage sérique de la PCT dans les spondylodiscites infectieuses primitives est faible même en prenant des seuils bas. Elle n’est élevée que lorsque le syndrome infectieux est franc. En accord avec les recommandations françaises, ce biomarqueur n’est pas utile pour détecter une spondylodiscite infectieuse primitive. Conflit d’intérêt. – aucun

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Caractéristiques des symptômes musculosquelettiques observés chez les survivants du virus Ebola au sein de la cohorte Guinéenne Postebogui YM. Pers* (1) ; MS. Sow (2) ; B. Taverne (3) ; L. March (3) ; JF. Etard (3) ; M. Barry (4) ; A. Touré (5) ; E. Delaporte (3) ; Postebogui study group (1) Unité d’immunologie clinique et thérapautique ostéo-articulaire, départment de rhumatologie, CHU Lapeyronie, Montpellier ; (2) Infectious disease department, Donka University National Hospital, Conakry, Guinée ; (3) Ird umi 233 inserm u 1175, University of Montpellier, Montpellier ; (4) Service des maladies infectieuses et tropicales, Hôpital National Donka, CHU de Conakry, Conakry, Guinée ; (5) Chair of public health and department of pharmacy, Conakry University, Conakry, Guinée *Auteur correspondant : [email protected] (YM. Pers) Introduction. – Des études antérieures ont montré que les arthralgies et les myalgies étaient les symptômes les plus fréquents parmi les survivants du virus Ebola. Néanmoins, l’analyse spécifique des manifestations rhumatologiques demeurait imprécise. Patients et Méthodes. – L’étude Postebogui est une cohorte prospective multicentrique visant à évaluer à moyen et long terme les manifestations cliniques, psychologiques et socio-comportementales des survivants du virus Ebola après l’épidémie de 2014-2015. Sur les 216 participants inclus au sein de la cohorte en Novembre 2015, 44 patients ayant des arthralgies ou des myalgies persistantes ont été examinés par un rhumatologue. Les données ont été recueillies à l’aide d’un questionnaire standardisé et ont été intégrées dans une base de données électronique. Résultats. – 43 patients ont signalé des douleurs articulaires et un patient uniquement des myalgies. 61 % étaient des femmes ; l’âge médian était de 31,5 ans ; le temps médian entre la sortie du centre de traitement d’Ebola (CTE) après l’infection et l’examen rhumatologique était de 8,8 mois. Tous les patients sauf un ont développé leurs douleurs après la sortie du CTE. Nous n’avons pas retrouvé de différences entre notre échantillon et le reste de la cohorte sur les paramètres précédents. Une raideur matinale était présente chez 75 % des patients. Les patients présentaient principalement des douleurs mécaniques ou mixtes (45 %) et peu des douleurs inflammatoires (9 %). 77 % avaient une lombalgie et tous les patients avaient au moins une articulation périphérique douloureuse. Les grosses articulations étaient plus souvent touchées que les petites articulations (73 % vs 41 %). La fréquence des formes oligo- et polyarticulaires était similaire. La distribution de la douleur était souvent symétrique (43-81 %). En outre, 36 patients (82 %) avaient au moins un point douloureux à la pression des enthèses (score sur 18). Pour 19 de ces 36 patients, on retrouvait plus de 10/18 points douloureux et une distribution symétrique (91 %). Les hypothèses diagnostiques étaient essentiellement des troubles non spécifiques musculo-squelettiques (59 %) et des rachialgies mécaniques (52 %). Aucun rhumatisme inflammatoire n’a été observé. Enfin, nous avons constaté d’avantage de patients présentant des symptômes dépressifs au sein de notre échantillon comparé aux patients de la cohorte sans manifestations articulaires (42 % vs 11 % ; p < 0,001). Conclusion. – Il s’agit de la première étude réalisée par un rhumatologue qui a analysé précisément les manifestations rhumatologiques des patients survivants après une infection au virus Ebola. Par rapport à d’autres infections virales, la synovite semble rare. Nous avons retrouvé une forte corrélation avec la dépression ce qui souligne l’impact des douleurs sur ces patients. Conflit d’intérêt. – aucun