Lymphangite carcinomateuse palpébrale d’origine mammaire

Lymphangite carcinomateuse palpébrale d’origine mammaire

JDP 2018 effets secondaires chez 68 % des patients sous durvalumab, dont 24 % étaient de type auto-immun. Quelques autres cas d’effets secondaires cut...

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JDP 2018 effets secondaires chez 68 % des patients sous durvalumab, dont 24 % étaient de type auto-immun. Quelques autres cas d’effets secondaires cutanés imputables au durvalumab ont été rapportés dans la littérature : 1 cas de pemphigoïde bulleuse chez une femme de 78 ans après 4 cures d’ipilimumab suivies de 8 cures de durvalumab, motivant l’arrêt du traitement ; 2 cas de rechute de psoriasis en gouttes, traités efficacement par photothérapie UVB, ne nécessitant pas d’adaptation du traitement par anti-PDL1. Sur le plan physiopathologique, une dysrégulation auto-immune des lymphocytes T, en particulier TH1 est évoquée dans le développement de ces réactions granulomateuses que l’on voit aussi avec les anti-PD1. Conclusion Les réactions granulomateuses liées à l’immunothérapie correspondent à une réelle entité encore mal connue. Il est important de connaître ces réactions aux inhibiteurs de checkpoint pouvant être prises pour un signe d’échec thérapeutique et entraîner un changement de ligne inadapté. Une simple corticothérapie locale a permis de traiter la réaction granulomateuse cutanée de notre patient et de poursuivre son traitement. Mots clés Durvalumab ; Sarcoïdose cutanée ; Tatouage Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. Annexe A Matériel complémentaire Le matériel complémentaire accompagnant la version en ligne de cet article est disponible en ligne sur : https://doi.org/10.1016/j. annder.2018.09.242. 夽 Les illustrations et tableaux liés aux abstracts sont disponibles à l’adresse suivante : https://doi.org/10.1016/j.annder. 2018.09.242.

https://doi.org/10.1016/j.annder.2018.09.242 P081

S177 Discussion La LCC, caractérisée par l’invasion de cellules malignes au sein des vaisseaux lymphatiques dermiques, est une présentation rare de métastase cutanée, décrite dans les cancers pulmonaires, mammaires et ovariens. Les cas d’origine mammaire sont de présentation polymorphe (papulonodulaire, eczématiforme, lichénoïde), mimant parfois une dermatose infectieuse (érysipélatoïde), rendant le diagnostic difficile à suspecter. L’aspect zostériforme a surtout été décrit dans des LCC d’origine pulmonaire. Les localisations préférentielles des LCC mammaires sont généralement proches de la tumeur primitive (sein, abdomen, membre supérieur). Si l’atteinte palpébrale métastatique a déjà été décrite dans les carcinomes mammaires, ce n’est pas le cas de la LCC, expliquant l’errance diagnostique initiale. La biopsie cutanée est donc indispensable afin de retenir le diagnostic. À ce stade de la maladie, le pronostic est particulièrement sombre, avec un décès survenant dans les mois suivant le diagnostic. Conclusion La LCC est une cause rare de métastases cutanées et de présentation souvent aspécifique. La résistance aux traitements anti-infectieux justifie la réalisation de biopsies systématiques, notamment dans un contexte d’antécédent personnel de cancer métastatique. Il s’agit ici du premier cas de localisation palpébrale de LCC à notre connaissance. Mots clés Cancer du sein ; Lymphangite carcinomateuse ; Paupière Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. Annexe A Matériel complémentaire Le matériel complémentaire accompagnant la version en ligne de cet article est disponible en ligne sur : https://doi.org/10.1016/j. annder.2018.09.243. 夽 Les illustrations et tableaux liés aux abstracts sont disponibles à l’adresse suivante : https://doi.org/10.1016/j.annder. 2018.09.243.

Lymphangite carcinomateuse palpébrale d’origine mammaire夽

https://doi.org/10.1016/j.annder.2018.09.243

P. Marcant 1,∗ , M. Levavasseur 1 , F. Dessirier 1 , E. Martin de Lassalle 2 , D. Staumont 1 , L. Mortier 1 1 Service de dermatologie 2 Service d’anatomopathologie, hôpital Claude-Huriez, CHU de Lille, France ∗ Auteur correspondant.

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Introduction Le cancer du sein est le premier cancer associé à des métastases cutanées chez la femme. La lymphangite carcinomateuse cutanée en est une variété rare, de diagnostic difficile et de pronostic souvent péjoratif. Observation Il s’agit d’une femme de 76 ans, consultant pour des lésions palpébrales gauches. Ses antécédents étaient marqués par un carcinome lobulaire invasif du sein droit, diagnostiqué en 2013, compliqué de métastases cutanées et cérébrales traitées par taxotère et anti-HER2, associés à une radiochirurgie de la lésion cérébrale, permettant une réponse complète. Elle présentait après quelques mois des lésions palpébrales gauches, traitées initialement par valaciclovir dans l’hypothèse d’une origine herpétique ou zostérienne, sans amélioration. À l’examen clinique, la patiente était en bon état général. On observait des lésions pustuleuses palpébrales gauches sur fond de blépharite infiltrée, bien limitée, asymptomatique. L’examen ophtalmologique était normal. Les hypothèses diagnostiques étaient une infection à HSV ou un carcinome sébacé. Les prélèvements virologiques et bactériologiques étaient négatifs. La biopsie cutanée montrait une prolifération tumorale maligne faite de cellules en « bague à chaton », siégeant dans les vaisseaux lymphatiques. L’immunomarquage positif pour la podoplanine confirmait la lymphangite carcinomateuse, CK 7+ et CK 20−. Il existait une forte expression de HER2. C’est donc le diagnostic de lymphangite carcinomateuse cutanée (LCC) d’origine mammaire qui était retenu (Fig. 1 et 2).

Syndrome de Grzybowski associé à la présence d’HPV 39 : efficacité de l’acitrétine夽 H. Mascitti 1,∗ , A. de Masson 1 , F. Brunet-Possenti 2 , J.-D. Bouaziz 1 , P. Laly 1 , N. Mourad 1 , M. Jachiet 1 , J.-M. Garrigues 3 , B. Cavelier-Balloy 4 , I. Moulonguet 4 , C. Leschi 5 , S. Mourah 5 , C. Lebbé 1 , M. Bagot 1 , N. Basset-Seguin 1 1 Dermatologie, hôpital Saint-Louis, Paris 2 Dermatologie, hôpital Bichat, Paris 3 Cabinet de dermatologie, Maisons-Laffitte 4 Anatomopathologie 5 Pharmacologie-biologie, hôpital Saint-Louis, Paris, France ∗ Auteur correspondant. Introduction Les kératoacanthomes (KA) sont des tumeurs cutanées issues des follicules pileux. L’aspect cratériforme, la régression spontanée et la prédominance masculine sont typiques. Le KA solitaire est plus fréquent mais il existe de rares cas de KA multiples familiaux (type Ferguson—Smith), génétiquement prédisposés (xeroderma pigmentosum, syndrome de Muir—Torre) ou sporadiques (type Grzybowski). Le syndrome de Grzybowski (SG), ou syndrome des KA éruptifs généralisés (KAEG), est décrit dans une trentaine de cas. Il se caractérise par l’absence d’histoire familiale, survient après 50 ans sous forme d’éruption généralisée de multiples papules (100—1000) folliculaires (1—2 mm), prurigineuses, à centres cratériformes touchant les zones photo-exposées et pouvant s’associer à une atteinte ORL ou un aspect scléreux du visage. Observation Une femme de 82 ans souffrant d’hypertension artérielle présentait brutalement de multiples papules folliculaires millimétriques à centre kératosique grossissant progressivement