Statut iodé au cours du 1er trimestre de la grossesse

Statut iodé au cours du 1er trimestre de la grossesse

SFE Bordeaux 2016 / Annales d’Endocrinologie 77 (2016) 372–412 l’influence des différents facteurs sur la réponse à la première cure des CDT de faible...

196KB Sizes 0 Downloads 120 Views

SFE Bordeaux 2016 / Annales d’Endocrinologie 77 (2016) 372–412 l’influence des différents facteurs sur la réponse à la première cure des CDT de faible risque. Matériels et méthodes Nous avons mené une étude rétrospective colligeant 219 patients ayant un CDT de faible risque qui ont bénéficié d’une irathérapie post-chirurgie. Un balayage cervicothoracique a été pratiqué trois jours après la cure. Une réponse favorable a été jugée sur des taux de thyroglobuline inférieurs à 1 ng/mL avec une carte blanche isotopique à six mois. Résultats L’analyse statistique n’a pas démontré de différence significative concernant la réponse à l’irathérapie en fonction de l’activité rec¸ue (1110 vs 3700 MBq), du type histologique, de la taille tumorale, du stade initial, de l’âge, du fait que la thyroïdectomie soit réalisée en un ou deux temps ainsi que du curage. Seuls le sexe masculin, le taux de thyroglobuline postopératoire avec un cut-off de 10 ng/mL et la fixation isotopique au balayage ont été retenus dans notre étude comme étant des facteurs influenc¸ant la réponse à la première cure. Discussion Peu d’études se sont intéressées à l’influence des différents facteurs sur la réponse à l’irathérapie dont la connaissance peut nous aider à une prise en charge plus adaptée. Déclaration de liens d’intérêts liens d’intérêts.

Les auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels

http://dx.doi.org/10.1016/j.ando.2016.07.477 P238

Métastases orbitaires d’un carcinome papillaire de la thyroïde

K. Limam (Dr) ∗ , I. Yeddes (Dr) , I. Meddeb (Dr) , M. Somai (Dr) , A. Mhiri (Pr) , I. Slim (Pr) , M.F. Ben Slimene (Pr) Institut Salah Azaiez, Tunis, Tunisie ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected] (K. Limam) Introduction Le carcinome papillaire de la thyroïde (CPT) est une tumeur maligne caractérisée par un faible potentiel évolutif et d’une extension essentiellement ganglionnaire. Néanmoins les localisations à distance ne sont pas à exclure. Nous présentons un cas de CPT avec des métastases multiples avec une localisation inhabituelle orbitaire. Observation Il s’agit d’une patiente âgée de 55 ans, présentant un CPT avec métastases osseuses et pulmonaires connues, ayant eu une thyroïdectomie totale et un curage ganglionnaire. L’histologie définitive a conclu à un carcinome papillaire de 7 cm avec présence de cellules hautes et des emboles vasculaires, classé pT3N1aM1. Elle a bénéficié d’une cure de 3700 MBq d’iode radioactif. Les taux de thyroglobuline postopératoire étaient de 2500 ng/mL. Le balayage du corps entier a objectivé des foyers osseux (hémi-bassin droit, rachis lombaire, fémur gauche et tibia droit), pulmonaires (miliaire), deux foyers cervicaux ainsi qu’une hyperfixation en regard de l’orbite droit se projetant sur les coupes de tomoscintigraphie couplée au scanner de repérage (SPECT/CT) sur les tissus mous rétro- et latéro-occulaires. Une IRM cérébro-orbitaire a été pratiquée, montrant un processus expansif aux dépens de la partie externe de l’orbite droit s’étendant à la graisse extra-conique et refoulant le muscle droit. Il s’étend à l’os frontal en haut, faisant suspecter une extension endocrânienne. En bas, il atteint la fosse infra-temporale occupant la graisse de Bichat. Discussion Malgré le faible potentiel évolutif des CPT, des localisations secondaires bien que rares sont observées, pouvant mettre en jeu le pronostic fonctionnel immédiat. Déclaration de liens d’intérêts liens d’intérêts.

Les auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels

http://dx.doi.org/10.1016/j.ando.2016.07.478 P239

Syndrome auto-immun multiple : cinq en un

M. Somaï (Dr) ∗ , L. Baili (Dr) , F. Daoud (Dr) , Z. Ayedi (Dr) , I. Rachdi (Dr) , B. Ben Dhaou (Dr) , S. Kochbati (Pr) , F. Boussema (Pr) Service de médecine interne, hôpital Habib Thameur, Tunis, Tunisie ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected] (M. Somaï)

397

Introduction Le syndrome auto-immun multiple (SAIM) est une combinaison rare chez un même patient, associant au moins trois différentes maladies autoimmunes (MAI) spécifiques et/ou non spécifiques d’organes. Nous rapportons une observation d’une patiente ayant un SAIM type 3. Observation Une patiente âgée de 18 ans était suivie depuis l’âge de 12 ans en pédiatrie pour une maladie de Biermer (MB) diagnostiquée devant une anémie mégaloblastique, un déficit en vitamine B12 et des anticorps anti-facteur intrinsèque ainsi qu’une maladie cœliaque (MC) devant un syndrome de malabsorption et une atrophie villositaire duodénale. Elle était admise pour un lupus érythémateux systémique (LES) devant un syndrome d’Evans, une lymphopénie, une photosensibilité, des anticorps antinucléaires et anti-ADN-natif positifs. Elle présentait un goitre thyroïdien hétérogène à l’échographie. Une thyroïdite auto-immune était retenue devant une hypothyroïdie périphérique et des anticorps antithyroïdiens. Après un an de suivi, la patiente a présenté un syndrome des antiphospholipides (SAPL) devant une ischémie choroïdienne et des anticorps antiphospholipides positifs et persistants. Le diagnostic d’un SAIM était posé, associant cinq MAI : MB, MC, LES avec SAPL et thyroïdite auto-immune. Une atteinte neurologique centrale d’origine lupique avec neuropathie optique bilatérale était apparue et traitée par corticothérapie et cyclophosphamide. Discussion Notre observation rapporte un SAIM type 3 associant quatre MAI à une hypothyroïdie d’Hashimoto. Cette dernière est associée dans 13 % à des maladies auto-immunes dont le LES et MB. Elle est fréquemment présente dans les SAIM ce qui suggère une origine commune aux MAI basée sur un tronc commun, qui est la thyroïdite auto-immune. Déclaration de liens d’intérêts liens d’intérêts.

Les auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels

http://dx.doi.org/10.1016/j.ando.2016.07.479 P240

Statut iodé au cours du 1er trimestre de la grossesse L. Brakni (Dr) a,∗ , Z. Kemali (Pr) b , S. Ouldkablia (Pr) a a Hôpital central de l’armée Mohamed Seghir Nekkache, Alger, Algérie b Cabinet privé, Alger, Algérie ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected] (L. Brakni) Introduction Les études sur l’estimation de la concentration iodée urinaire (UIC) chez les femmes enceintes sont rares, des données plus récentes indiquent que malgré le programme mis en place depuis les années 1990 pour éradiquer la carence iodée en Algérie, cette dernière continue à sévir aussi bien dans les régions côtières que dans les villages montagneux. Objectifs La prévalence de la carence iodée et l’analyse des paramètres biologiques thyroïdiens au cours du premier trimestre de la grossesse. Patientes et méthodes Travail prospectif, réalisé à Alger concernant 276 femmes enceintes au 1er trimestre. Ont été exclues de notre étude les femmes tabagiques (tabagisme actif avoué) et celles suivies pour des affections thyroïdiennes ou prenant des médicaments interférant avec le bilan thyroïdien. Protocole d’étude : examen clinique, dosage de la TSH, FT4, et de l’iodurie. Test statistiques : recueil des données sur EPI INFO6.4, avec un seuil de significativité p < 0,05. Résultats des femmes enceintes (exprimés en médiane) Âge moyen = 30,88 ± 5,16 et médian à 31 ans [23–41], TSH = 1,81 mUI/L (0,1–2,98), FT4 = 10,67 pmol/L (5,20–25,27), l’iodurie moyenne est de 185,76 ± 10,54 ␮g/L et la médiane est de 180 ␮g/L (10–500), 34 % des femmes enceintes ont un apport iodé insuffisant (< 150 ␮g/L), 37 % un apport adéquat (150–250 ␮g/L) et 24 % plus qu’adéquat (> 250 ␮g/L). Discussion et conclusion Seules 34 % des femmes gravides sont carencées en iode. Ces résultats rejoignent ceux des auteurs de la littérature ayant analysé l’iodurie au 1er trimestre de la gestation en zone de suffisance iodée. Déclaration de liens d’intérêts liens d’intérêts.

Les auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels

http://dx.doi.org/10.1016/j.ando.2016.07.480