Syndrome de FREY et nerf grand auriculaire

Syndrome de FREY et nerf grand auriculaire

Communications orales Pour en savoir plus Denion E, Hitier M, Guyader V, Dugué AE, Mouriaux F. Unique human orbital morphology compared with that of a...

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Communications orales Pour en savoir plus Denion E, Hitier M, Guyader V, Dugué AE, Mouriaux F. Unique human orbital morphology compared with that of apes. Sci Rep 2015;5:11528. doi: 10.1038/srep11528. Denion E, Hitier M, Levieil E, Mouriaux F. Human rather than ape-like orbital morphology allows much greater lateral visual field expansion with eye abduction. Sci Rep 2015;5:12437. doi: 10.1038/srep12437. http://dx.doi.org/10.1016/j.morpho.2017.07.095 CO-AM 41

Syndrome de FREY et nerf grand auriculaire Gaoussou Touré Chirurgie maxillo-faciale, CHI Villeneuve-Saint-Georges et Urdia ; université Paris Descartes EA4465, Villeneuve-Saint-Georges, France Adresse e-mail : [email protected] Complication classique et fréquente de la parotidectomie, le syndrome de sudation gustative (syndrome de Frey) ou syndrome du nerf auriculotemporal se manifeste par une sudation réflexe de la région parotidienne provoquée par une stimulation gustative lors des repas. Il est considéré comme la conséquence d’une lésion du nerf auriculotemporal (système parasympathique) suivie d’une réinnervation aberrante des glandes sudoripares par ce nerf. Cette explication n’est pas satisfaisante, en effet, la sudation se fait sous l’action des fibres nerveuses sympathiques, la régénération des fibres du nerf auriculo-temporal destinées aux glandes sudoripares n’a jamais été démontrée, à notre connaissance. En outre, le territoire de sudation va au-delà de celui du nerf auriculotemporal. La survenue de la sudation dans la région submandibulaire exclut le nerf auriculotemporal. L’objectif de cette étude était de rechercher les éléments anatomiques expliquant la survenue de la sudation en dehors du territoire du nerf auriculotemporal. Nous avons étudié la distribution du nerf grand auriculaire dans la région parotidienne et dans la fosse infratemporale et proposé un schéma explicatif du syndrome. Matériel et méthodes Quarante-six hémi-têtes ont été étudiées. Une incision de parotidectomie élargie a été effectuée. Résultats Le nerf grand auriculaire était essentiellement un nerf intraparotidien, il se connectait au nerf facial, au nerf auriculotemporal dans la parotide et dans la fosse infratemporale. Les modalités de connexions du nerf grand auriculaire au nerf facial et au nerf auriculotemporal ont été identifiées. Un véritable cercle nerveux intraparotidien existait. Discussion Le nerf grand auriculaire était un nerf auriculoparotidien avec des connexions avec le nerf facial et le nerf auriculotemporal [1], il joue un rôle prépondérant dans le syndrome de sudation gustative et nous en avons présenté les bases anatomiques. Ces éléments permettent une explication cohérente quant aux manifestations cliniques en dehors du territoire du nerf auriculotemporal [2]. Mots clés Syndrome de sudation gustative ; Nerf auriculotemporal ; Nerf grand grand auriculaire ; Cercle nerveux intraparotidien ; Parotidectomie Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. Références [1] Toure G. Intraparotid location of the great auricular nerve: a new anatomical basis for gustatory sweating syndrome. Plast Reconstr Surg 2015;136:1069—81. [2] Van Gorp V, Verfaillie G. Camu. Frey’s syndrome after elective thyroidectomy: a case report. Acta Chir Belg 2008;108:613—5. http://dx.doi.org/10.1016/j.morpho.2017.07.096

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Le syndrome de Tapia : bases anatomiques Pierre-Alain Mathieu ∗ , Marie Triquet , Nathalie de Curières de Castelnau , Fabien Fredon , Sylvaine Durand-Fontanier , Denis Valleix , Christian Mabit Laboratoire d’anatomie, faculté de médecine de Limoges, Limoges, France ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected] (P.-A. Mathieu) Objet Le syndrome de Tapia a été décrit pour la première fois en 1904 par Antonio Garcia Tapia, médecin ORL espagnol, sur un ancien toréador blessé par une corne de taureau derrière l’angle inférieur de la mandibule. Méthodes Nous avons effectué une revue bibliographique des cas recensés de cette complication, analysé les différentes hypothèses étiologiques et les avons confrontées aux données anatomiques. Résultats Ce syndrome associe une lésion extra-crâniale des nerfs crâniens X et XII provoquant la paralysie d’une hémi-langue et de la corde vocale homolatérale. C’est un syndrome rare qui survient la plupart du temps après une intubation. Le mécanisme lésionnel le plus souvent évoqué est une compression par le tube au point de croisement du nerf vague avec le nerf hypoglosse. Conclusion La chirurgie de l’épaule en position demi-assise expose tout particulièrement à ce risque méconnu. Mots clés syndrome de Tapia ; épaule ; arthroscopie ; paralysie Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. Pour en savoir plus Giuffrida S, Lo Bartolo ML, Nicoletti A, Reggio E, Lo Fermo S, Restivo DA. Isolated, unilateral, reversible palsy of the hypoglossal nerve. Eur J Neurol 2000;7(3):347—9. Cogan A, Boyer P, Soubeyrand M, Hamida FB, Vannier JL, Massin P. Cranial nerves neuropraxia after shoulder arthroscopy in beach chair position. Orthop Traumatol Surg Res 2011;97(3):345—8. http://dx.doi.org/10.1016/j.morpho.2017.07.097 CO-AM 43

La veine jugulaire externe : un repère dans la localisation préopératoire des tumeurs de la parotide ? Alice Prévost a,∗ , Mathieu Roumiguié b , Margaux Roques c , Guillaume De Bonnecaze d , Raphael Lopez a , Frédéric Lauwers a a Service de chirurgie maxillo-faciale et plastique de la face, hôpital Purpan, Toulouse, France b Service d’urologie, hôpital Rangueil, Toulouse, France c Service de radiologie et imagerie médicale, hôpital Purpan, Toulouse, France d Service d’oto-rhino-laryngologie et chirurgie cervico-faciale, hôpital Larrey, Toulouse, France ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected] (A. Prévost) Objectif La parotide est arbitrairement divisée par le nerf facial en « lobe superficiel » et « lobe profond ». Il s’agit d’un concept plus chirurgical qu’anatomique : les rapports des tumeurs parotidiennes avec le nerf facial déterminent le temps et les risques chirurgicaux. La division du nerf facial n’étant pas visible en imagerie, l’utilisation d’autres repères anatomiques est nécessaire afin de déterminer en préopératoire la localisation tumorale. L’objectif de notre étude était d’évaluer la fiabilité du repère « axe veine jugulaire externe » par rapport aux repères habituellement utilisés en imagerie : l’arc de Conn, la ligne du nerf facial, la ligne d’Utrecht, et la veine rétromandibulaire.