Thème : VIH et comorbidités

Thème : VIH et comorbidités

Médecine et maladies infectieuses 41 (2011) 76–78 12es Journées Nationales d’Infectiologie Posters Thème : VIH et comorbidités R-01 Analyse des cau...

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Médecine et maladies infectieuses 41 (2011) 76–78

12es Journées Nationales d’Infectiologie

Posters Thème : VIH et comorbidités R-01

Analyse des causes de mortalité chez les patients infectés par le VIH en Basse-Normandie entre 1992 et 2009

A. Nicolle, J.-J. Parienti, S. Dargère, P. Feret, A. de La Blanchardière, A. Martin, R. Verdon

18 mois. Le traitement antirétroviral associait deux INTI à un INNTI. L’évolution était marquée par la survenue du décès dans 84 cas dont 40 liés à la tuberculose. Une rechute a été notée dans 25 cas. Résultats – Au Maroc, La co-infection VIH/Tuberculose est fréquente. La tuberculose est la première cause de décès des personnes vivant avec le VIH à l’ère des antirétroviraux.

Centre Hospitalier Universitaire, Caen

Introduction – objectifs – La mise à disposition des HAART a modifié les causes de mortalité des patients infectés par le VIH (PVIH). Afin de rechercher des spécificités régionales, nous avons revu les cas de PVIH décédés et suivis au CHU de Caen, avant et après instauration des HAART. Matériels et méthodes  – Analyse rétrospective des données démographiques, cliniques et paracliniques des PVIH de la file active (DMI-2) du CHU de Caen décédés entre 1992 et 2009. Ces années ont été groupées en 3 périodes : 1992-98 ; 1998-2004 ; 2004-9. Résultats – 311 PVIH/ 379 décédés ont été inclus (68 dossiers perdus ou sans date de décès), 105 ayant reçu une HAART. L’incidence annuelle des décès a diminué de 9 /100 patients suivis en 1992 à 1/100 en 2009. Au cours des 3 périodes, le pourcentage de femmes (20 % à 28 %), le taux de décès extra-hospitaliers (27 % à 48  %), l’âge médian au décès (35 à 46 ans), le taux médian de CD4/mm3 au décès (14 à 211), le délai médian entre diagnostic du VIH et le décès (5 à 14,5 ans) ont augmenté significativement. Cent quatre vingt huit PVIH (60,4 %) sont décédés d’une pathologie liée au VIH, ce taux diminuant significativement de 1992 à 2009 (p < 0,05) ; 104 (33,4 %) sont décédés d’une cause non liée au VIH, ce taux augmentant significativement (p  <  0,05) de 1992 à 2009. Les décès par hépatopathies, cancers, morts violentes et maladies cardiovasculaires sont les plus fréquents entre 2005 et 2009. Les PVIH diagnostiqués à l’occasion d’un symptôme attribuable au VIH avaient une probabilité plus élevée de décéder dans les 2 ans suivant le diagnostic (0R = 9,6 ; 4,9-19,1). Conclusion – Les évolutions thérapeutiques dans l’infection VIH ont des tendances parallèles à celles décrites au niveau national. Un diagnostic tardif, à l’occasion d’un symptôme attribuable au VIH, est associé à un décès précoce dans les 2 ans.

R-02

Coinfection VIH et tuberculose : à propos de 384 cas

M. Sodqi, L. Marih, A. Oulad Lahsen, K. Marhoum EL Filali, A. Chakib Service des maladies Infectieuses, Casablanca, Maroc

Introduction – objectifs – Au Maroc, La tuberculose est l’infection opportuniste la plus fréquente au cours de l’infection à VIH et constitue la première cause décès chez les patients infectés par le VIH. Le but de cette étude est d’analyser les aspects cliniques, thérapeutiques et évolutifs de la co-infection VIH et tuberculose. Matériels et méthodes – Étude rétrospective de 384 dossiers de patients atteints de tuberculose et d’infection à VIH, colligés entre 1987 et 2009. Résultats – L’âge moyen des patients était de 34,8 ans. Deux cent quarante-sept patients (64,3  %) étaient de sexe masculin. le nombre moyen des lymphocytes TCD4 était de 122 cellules/mm3. La tuberculose était révélatrice de l’infection à VIH dans 164 cas (42.7  %). Cent quatre-vingt-seize patients (51  %) avaient une localisation pulmonaire isolée, 89 (23 %) avaient une localisation extrapulmonaire isolée et 99 (26 %) avaient une localisation mixte. La localisation ganglionnaire était l’atteinte extrapulmonaire la plus fréquemment retrouvée (44 %). La radiographie du thorax avait montré des infiltrats réticulo-nodulaires chez 82 patients (28  %) et une miliaire chez 52 (18  %). Le diagnostic de la tuberculose était confirmé chez 214 malades (56  %), soit par la mise en évidence du bacille de koch dans les expectorations ou le liquide de tubage gastrique, par la culture sur milieu de Lowenstein dans 154 cas (40 %) soit par l’histologie dans 60 cas (16 %). Les patients étaient traités par l’association de 3 (RHZ) ou 4 (RHZE) antibacillaires pendant 6 à

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R-03

Syndrome inflammatoire de restauration immune (IRIS) lié aux mycobactéries non tuberculeuses (MNT) dans une population de patients infectés par le VIH

N. Ettahar, A. Pasquet, M. Massongo, E. Senneville, Y. Yazdanpanah, H. Melliez Hôpital Dron, Tourcoing

Introduction – objectifs – L’IRIS peut survenir chez les patients infectés par le VIH après l’introduction d’antirétroviraux (ARV) au cours de la restauration de l’immunité révélant (forme démasquée) ou exacerbant (forme paradoxale) des symptômes liés le plus souvent à une infection opportuniste. Les mycobactéries sont les pathogènes les plus fréquemment incriminés. L’objectif est de réaliser une analyse descriptive des cas d’IRIS à MNT, leur évolution et les modalités de prise en charge thérapeutique. Matériels et méthodes – Étude rétrospective chez les patients infectés par le VIH hospitalisés pour une infection à MNT entre 1999 et 2010 ayant présenté un IRIS. Résultats – Parmi 23 patients ayant présenté une infection à MNT, 17 cas d’IRIS (73,9 %) étaient recensés (1 forme paradoxale et 16 démasquées) survenant 36 jours après l’introduction des ARV. Le taux médian de T CD4 était de 15 cellules/mm3 et la charge virale à 5.56 log à l’instauration des ARV. La population était majoritairement caucasienne à 76  % (n  =  13), de sexe masculin à 82  % (n  =  14), d’âge médian de 39 ans. Le contexte clinique était une fièvre [53  % (n  =  9)] et l’apparition ou la majoration d’adénopathies [41 % (n = 7)]. Trois patients présentaient des douleurs abdominales, 2 une adénopathie uni focale, 2 une localisation articulaire, 3 une pancytopénie dont 1 a connu une issue fatale (lymphome associé). Une corticothérapie a été mise en place chez un patient. Résultats – Ce travail met en évidence la fréquence très élevée des IRIS chez les patients présentant des infections aux MNT. Il met par ailleurs en perspective les difficultés diagnostiques des IRIS, de présentation atypique avec une atteinte non disséminée.

R-04

Sévérité du syndrome d’activation macrophagique (SAM) au cours de la tuberculose (TB)

S. Gazaignes (1), B. Denis (2), J.-M. Molina (1) (1) Hôpital Saint Louis, Paris ; (2) Hôpital Necker, Paris

Introduction – objectifs – La tuberculose est une cause rare de SAM avec seulement une cinquantaine de cas décrits dans la littérature. Nous avons repris de façon rétrospective les cas de tuberculose associés à un SAM à l’hôpital Saint Louis afin de mieux caractériser la présentation initiale, les options thérapeutiques et l’évolution. Matériels et méthodes – Étude rétrospective entre 01/2000 et 07/2009 de 14 cas consécutifs de tuberculose prouvée ou probable (culture + M. tuberculosis, Ziehl +) ayant présentés un SAM selon les critères de la Histiocyte Society. Résultats – Les patients avaient en moyenne 42 ans (23-58). Sept (50  %) venaient d’Afrique sub-saharienne, 13 (93  %) étaient immunodéprimés  (11 infectés par le VIH avec un taux médian de CD4 de 67/mm3 et 2 traités par anti-TNFalpha). Tous ont présenté une fièvre prolongée, une organomégalie, une bicytopénie, une

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hyperferritinémie et une hypertriglycéridémie. Le délai médian entre l’apparition des symptômes et le diagnostic de SAM était de 57 jours (12-56). Le SAM était inaugural de la TB pour 13 patients et celle-ci était disséminée chez 11 patients. Onze (79 %) patients ont reçu un traitement spécifique du SAM par VP16 et/ou corticoïdes. Le traitement de la TB n’a été conforme aux recommandations que dans 4 des cas du fait de nombreuses complications dont 3 cas d’hémorragie et une perforation digestives. La durée de traitement antituberculeux a été extrêmement variable, en moyenne de 1 an. Soixante-quatre pour cent des patients ont été hospitalisés en réanimation du fait de la gravité du tableau clinique et 4 (28.5 %) patients sont décédés au cours de leur prise en charge : ils étaient tous infectés par le VIH. Résultats – SAM au cours de la TB est souvent inaugural, survient préférentiellement sur un terrain immunodéprimé et s’accompagne d’une mortalité élevée.

R-05

Manifestations néphrologiques au cours du VIH en Afrique sub-saharienne ; prévalence et facteurs de risque au Burkina Faso

A. Héma (1), FX. Lescure (2), C. Fontaine (2), E. Plaisier (3), J. Drabo (4), A. Sawadogo (1), G. Pialoux (2) (1) HDJ CHU, Bobo Dioulasso, Burkina Faso ; (2) SMIT Tenon APHP, Paris, France ; (3) Néphrologie Tenon APHP, Paris ; (4) Médecin interne CHU, Ouagadougou, Burkina Faso

Introduction – objectifs – Les manifestations néphrologiques chez les personnes vivant avec le VIH (pvvih) se rencontrent dans 10 à 30 % des cas. Elles peuvent être liées au virus lui-même, aux médicaments (antirétroviraux ou non), ou encore aux co-morbidités (HTA, tabac, dyslipidémie, diabète). Par ailleurs, a été rapporté dans la population africaine sub-saharienne une néphro-susceptilité génétique (MYH- 9). L’objectif était d’étudier la prévalence et les facteurs de risques de l’atteinte rénale chez les PVVIH au Burkina Faso. Matériels et méthodes – Étude transversale réalisée en 2009 chez 640 PVVIH consécutifs suivis en consultation en CHU au Burkina Faso (Ouagadougou et Bobo Dioulasso), l’atteinte rénale était détectée soit par insuffisance rénale (MDRD < 60 ml/mn) soit par protéinurie (> 1 croix à la bandelette). Résultats – Les caractéristiques des PVVIH inclues dans l’étude étaient les suivantes  : 80  % de femmes, âge médian de 39 ans (IQR 33-46), 61  % de stade sida, médiane des CD4 à 373 (IQR 262-517), 83  % sous trithérapie dont 74  % indétectable, 9  % VHB, 1,3  % VHC. La prévalence de l’atteinte rénale était de 23 % (145/640) ; 4 % par insuffisance rénale, 21 % par protéinurie pathologique). Les facteurs péjoratifs indépendants associés à l’atteinte rénale étaient l’âge (p ? 0,003), le sexe féminin (p ? 0,01), l’HTA (p ? 0,001) et la consommation de médication traditionnelle (p  ? 0,005). Le traitement antirétroviral était le seul facteur indépendant protecteur (p ? 0,008). Résultats – La forte prévalence des manifestations rénales chez les PVVIH d’origine sub-saharienne incite à un dépistage et à une surveillance renforcée. La néphrotoxicité de la tradithérapie doit être constamment et activement recherchée dans cette population. Les antirétroviraux sont néphro-protecteurs dans cette étude où l’usage de l’indinavir, de l’atazanavir et du ténofovir reste encore limité.

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Toxoplasmose cérébrale chez les patients infectés par le VIH

F. Razik, FZ. Bensadoun, SA. Kouied Belkadi, S. Abidi, N. Mouffok, A. Benabdellah Centre Hospitalo-Universitaire, service des maladies infectieuses, Oran, Algérie

Introduction – la toxoplasmose cérébrale (TC) occupe la 3ème place des infections opportunistes notifiés chez nos patients. Objectifs  – Décrire les aspects cliniques, para-cliniques de la TC ainsi que  les modalités de sa prise en charge dans le service des maladies infectieuses du CHU Oran. Méthodes – Étude rétrospective de 2008 à 2010, concernant les dossiers de patients infectés par le VIH, ayant présenté un tableau clinico-radiologique en faveur d’une TC. Résultats – Nous avons notifié 95 patients, d’âge moyen de 32 ans (19 ans – 49 ans), un sex ratio = 1,38. La TC a été révélatrice de l’infection par le VIH dans 38 % des cas. Elle était la première des infections opportunistes chez 15  % des cas. Les signes cliniques sont  : céphalée 32  %, déficit neurologique focalisé 38  %, convulsions 11 %, troubles de conscience 25 %. Tous les patients avaient des IgG anti-toxoplasme positifs et 11  % avaient des IgM positifs, l’anémie est retrouvée dans 28 % des cas, le taux des CD4 était inférieur à 90/mm3 chez 78 %. Le scanner cérébrale était en faveur de TC chez tous les patients. La PL a retiré un LCR clair avec une cellularité ≥ 50 éléments à prédominance lymphocytaire avec une hyper albuminorachie et une normo-glycorachie. Tous les patients ont été traités par le cotrimoxazole. L’évolution était favorable pour toutes les formes y compris les plus graves, nous déplorons un décès. Résultats – La TC, est fréquente chez nos PVVIH, marqué par la fréquence des manifestations neurologiques graves. Heureusement le cotrimoxazole, la seule alternative thérapeutique disponible en Algérie, reste un traitement très efficace, y compris pour les formes graves.

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Infections communautaires et troubles psychiatriques : les 2 premiers motifs d’hospitalisation des patients infectés par le VIH

S. Pillet, E. Cua, F. de Salvador, P. Pugliese, P.-M. Roger Centre Hospitalier Universitaire de Nice, Nice

Introduction – objectifs – L’analyse des motifs d’hospitalisation (Hospi) permet de mesurer la morbi-mortalité associée à l’infection par le VIH, et d’orienter les mesures préventives. Nous avons effectué cette analyse pour les patients hospitalisés au CHU de Nice sachant que la file active en 2010 était de 2 600 patients. Matériels et méthodes – Nous avons utilisé le tableau de bord d’Infectiologie qui enregistre 28 caractéristiques de tous les patients hospitalisés et les données issues du Département d’Informatique Médicale de notre institution. Nous avons classé les motifs d’Hospi comme étant en lien direct avec le VIH (LD), en lien indirect (LI) ou sans lien avec le VIH (SL). La période d’étude s’est étendue de juillet 2005 à juin 2010. Résultats – En 5 ans, 3 816 Hospi concernant 1 486 patients étaient enregistrées. Une infection motivait 977 Hospi (26 %), dont 370 LD (38 %), 101 LI (10 %) et 506 SL (52 %). Parmi les infections, les 3 premières causes d’Hospi étaient les infections respiratoires (295 cas, 30 %), les infections digestives (218 cas, 22 %) et les infections cutanées (117 cas, 11  %). La prise en charge était chirurgicale dans 133/977 cas (14  %). Au sein des 2839 Hospi non motivées par une infection, on dénombrait 244 LD (9 %), 772 LI (27 %) et 1 823 SL (64 %). Les 3 premières causes étaient les troubles psychiatriques (556 cas, 20 %, dont 141 intoxications médicamenteuses volontaires), les pathologies hépato-gastro-entérologiques (469 cas, 16  %) et les cancers (361 cas, 13  %). La prise en charge était chirurgicale dans 605/2  839  cas (21 %). Résultats – Les infections, notamment respiratoires, restent le premier motif d’Hospi des patients infectés par le VIH. Nous observons une part inattendue d’Hospi pour des troubles psychiatriques et de recours chirurgicaux. Les comorbidités pulmonaires et psychiatriques nécessitent de nouveaux efforts de prévention.

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Importance du dépistage systématique des cancers péniens liés au papillomavirus humain chez les patients infectés par le VIH

F. Bissuel (1), J. Sarrouy (2), P. Huc (1), S. Stegmann-Planchard (1), M. Fofana (2) (1) Centre Hospitalier L.C. Fleming, Saint-Martin, Guadeloupe ; (2) Centre Hospitalier Universitaire, Pointe A Pitre, Guadeloupe

Introduction – objectifs – Alors que le potentiel néoplasique du papillomavirus humain (HPV) est bien identifié au niveau anal ou cervical chez les personnes vivant avec le VIH (PVVIH), le rôle du HPV dans les cancers de la verge est parfois méconnu. Matériels et méthodes – Afin d’évaluer la prévalence des cancers péniens chez les PVVIV dans notre région, nous avons revu rétrospectivement les dossiers des patients VIH+ inclus dans la base informatisée du Centre Hospitalier de SaintMartin (Guadeloupe). Résultats – De janvier 2003 à janvier 2010, 621 patients ont été pris en charge pour une infection à VIH-1. Les patients masculins (n = 294) étaient majoritairement caribéens (n = 261), moyenne d’âge 45 ans, la plupart d’entre eux ayant contracté le VIH par rapports hétérosexuels (n = 229). Durant la période étudiée aucun ne déclara un cancer anal, alors que 3 développèrent un carcinome épidermoïde de la verge confirmé histologiquement, 1 quatrième présentant une lésion très évocatrice de cancer. Ces 4 patients étaient hétérosexuels. Les sous-types HPV identifiés sur les lésions étaient tous à haut risque oncogène. La prise en charge thérapeutique consista en : chirurgie (n = 3) et/ou chimiothérapie (n = 3). L’évolution clinique fut : extension et décès (n = 2), rémission (n = 2). Le stade du cancer lors de sa découverte était le facteur-clé du pronostic. Résultats – Les résultats de cette étude observationnelle suggèrent que l’examen clinique de tous les hommes infectés par le VIH doit inclure systématiquement l’examen de la verge afin de détecter des lésions carcinomateuses au stade le plus précoce. Ils confirment de plus que les carcinomes induits par le HPV ne sont pas le monopole des homosexuels masculins vivant avec le VIH.

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Évaluation de l’indice de masse corporelle (IMC) dans l’infection VIH

N. Velazquez, T. L’Yavanc, A. Adda, P. Thibaut, L. Slama, G. Pialoux Hôpital Tenon, Paris

Introduction – objectifs – En 2010, nous avons pris en charge à l’hôpital Tenon (Paris) plus de 2 900 patients infectés par le VIH. La base DIAMM® recense les données socio-démographiques, cliniques, biologiques, et thérapeutiques de ces patients et permet d’analyser de multiples variables. Objectif  – Évaluer l’indice de masse corporelle (IMC) comme marqueur de l’évolution de la maladie VIH.

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Résumé des communications orales libres / Médecine et maladies infectieuses 41 (2011) 76–78

Matériels et méthodes – Étude transversale avec recueil du poids de base et actuel de la file active 2010 ; calcul de l’IMC (poids/taille2, en kg/m2) et comparaison de l’évolution de l’IMC (Δ IMC = IMC actuel – IMC de base) chez les patients sous ARTs vs non traités, avec stratification selon le sexe. Résultats – 1 776 patients ont été inclus (hommes = 73,8 % ; âge moyen = 46,5 ans ; stade CDC C = 25,1 % ; traités par ARV = 92,5 % ; suivi moyen = 13 ans). Les hommes étaient en majorité européens (80 %) et homosexuels (71.3 %) ; les femmes étaient en majorité d’Afrique sub-saharienne (60.9 %). L’IMC de base moyen était de 23,3, normal (20-25 kg/m2) pour 62,8 %, et bas (< 0 kg/m2) pour 13,2  % d’entres eux. Un IMC de base  >  25  kg/m2 était plus fréquent chez les

femmes (33,2 % vs 18,4 % des hommes). Les IMC de base des personnes traitées étaient normaux dans 63,5 % des cas. Le Δ IMC moyen des femmes était supérieur à celui des hommes (+ 1,6 vs + 0,73). Le Δ IMC moyen des traités était comparable à celui des non traités (0,96 vs 0,90). Les  Δ IMC moyens selon le sexe étaient comparables qu’ils soient sous ARTs ou non (+ 1,6 pour les femmes traitées vs + 1,6 pour les femmes non traitées ; + 0,75 pour les hommes traités vs + 0,41 pour les hommes non traités). Résultats – En 2010, l’IMC n’est plus un marqueur d’évolution de la maladie VIH. Il est le plus souvent normal, et semble lié au sexe des patients. L’évolution de l’IMC sous HAART est comparable à celle des patients ne nécessitant pas de traitement.