Thrombose portale au cours de la cirrhose : profil évolutif sous traitement anticoagulant et valeur pronostique

Thrombose portale au cours de la cirrhose : profil évolutif sous traitement anticoagulant et valeur pronostique

76e congrès SNFMI, Paris, 6 au 8 décembre 2017 / La Revue de médecine interne 38S (2017) A109–A248 prédictive négative de 84,6 % avec un rapport de v...

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76e congrès SNFMI, Paris, 6 au 8 décembre 2017 / La Revue de médecine interne 38S (2017) A109–A248

prédictive négative de 84,6 % avec un rapport de vraisemblance de 6,72 et une aire sous la courbe ROC de 0,81. Une corrélation significative des valeurs du fibroscan avec celles du fibrotest (coefficient de corrélation de Spearman’s rho = 0,68 ; p < 0,0001), du score APRI (coefficient de corrélation de Spearman’s rho = 0,6 ; p < 0,0001) et de l’index Lok (coefficient de corrélation de Spearman’s rho = 0,54 ; p < 0,0001). À un seuil de 0,5, la sensibilité et la spécificité du score APRI pour la détection des VO étaient respectivement de 75 % et de 75 %. Concernant le fibrotest, à un seuil de 0,75, la sensibilité et la spécificité pour la détection des VO étaient respectivement de 90,6 % et de 25 %. Pour le Lok index, à un seuil de 0,5, la sensibilité et la spécificité pour la détection des VO étaient respectivement de 81,2 % et de 64,3 %. Conclusion Le fibroscan parait une technique sensible et assez spécifique pour la détection des VO à un seuil de 6,9 Kpa. Sa performance est moindre pour la détection des VO grade 2 ou 3 à un seuil de 14 Kpa. Il est corrélé au score APRI, fibrotest et de l’index Lok mais sa performance est meilleure que ces tests. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. Pour en savoir plus Berzigotti A. Non-invasive evaluation of portal hypertension using ultrasound elastography. J Hepatol 2017. https://doi.org/10.1016/j.revmed.2017.10.070 CA062

Thrombose portale au cours de la cirrhose : profil évolutif sous traitement anticoagulant et valeur pronostique

N. Hemdani ∗ , Y. Zaimi , S. Nsibi , K. Jery , F. Houissa , Y. Said , S. Khedher , M. Salem , L. Mouelhi , R. Debbeche Service de gastro-entérologie de l’hôpital Charles-Nicolles de Tunis, Tunis, Tunisie ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected] (N. Hemdani) Introduction La thrombose porte (TP) est une complication fréquente au cours de la cirrhose. Sa prévalence se situe en moyenne entre 1 et 26 % en dehors du contexte du carcinome hépatocellulaire (CHC). La cirrhose peut être considérée comme un état pro-thrombotique du fait d’un déséquilibre dans la balance des facteurs pro et anticoagulants endogènes, malgré la diminution des facteurs de coagulation dosés de routine. L’anticoagulation (AC) étant clairement inefficace lors du carcinome hépatocellulaire, sa place reste néanmoins encore incertaine lorsque la thrombose est cruorique. Patients et méthodes Il s’agit d’une étude rétrospective colligeant tous les cas de cirrhose pris en charge dans le service de gastroentérologie et hépatologie de l’hôpital Charles-Nicolle de Tunis entre le mois de janvier 2010 et le mois de juillet 2017. Tous les patients avec une TP en dehors d’une thrombose néoplasique ont été inclus. Résultats Durant la période d’étude, 300 cirrhotiques ont été inclus. Une TP a été mise en évidence chez 41 patients (prévalence de 13,66 %). Il s’agissait de 23 hommes et de 17 femmes d’âge moyen égal à 62,8 ans (de 18 à 85 ans). L’étiologie de la cirrhose était virale B dans 30 % des cas, virale C dans 20 % des cas, une cirrhose biliaire primitive (n = 4), une cirrhose biliaire secondaire (n = 1), une cirrhose d’origine auto-immune (n = 1), une cirrhose éthylique (n = 1) et indéterminée (n = 14). La cirrhose était classée Child-Pugh A dans 12,5 % (n = 5) des cas, Child-Pugh B dans 27,5 % (n = 11) des cas et Child-Pugh C dans 60 % (n = 24) des cas, le score de MELD moyen était de 18. La découverte de la TP était observée lors d’une échographie systématique au cours de la surveillance d’un cirrhotique dans 42,5 % (n = 17) des cas, suite à la survenue d’un signe d’hypertension portale dans 27,5 % des cas, au décours d’une complication dans 30 % des cas (n = 12) dont une était sous

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forme d’un infarctus mésentérique. La TP était jugée chronique chez tous les patients avec présence d’un cavernome porte dans 20 cas. Un patient avait présenté au cours de l’évolution une thrombose veineuse profonde en dehors du territoire splanchnique. Chez 4 patients l’enquête étiologique avait révélé un déficit en protéine C, S et antithrombine, chez 2 malades une hyperhomocystéinémie, un syndrome des anti-phospholipides dans 2 cas, un syndrome myéloprolifératif dans 1 cas, une maladie de crohn dans un cas et une pancréatite chronique calcifiante dans un cas. Chez 30 malades, le diagnostic d’un ralentissement du flux portal a été retenu. Un traitement anticoagulant a été prescrit chez 23 patients. L’évolution spontanée sans traitement anti coagulant était marquée par une persistance (n = 13), une extension de la thrombose (n = 4) dont un cas d’infarctus mésentérique et par une reperméabilisation de la veine porte chez 1 malade. Pour les 23 patients qui ont été mis sous traitement anticoagulant, une surveillance a été adoptée chez uniquement 15 patients. Une reperméabilisation de la thrombose a été observée chez 6 patients. Une extension a été notée chez 1 patient et un aspect stable de la thrombose a été objectivé chez 8 patients. Dans notre série, il existait un lien significatif entre un Child-Pugh C et la présence d’une thrombose porte (p = 0,002). On a également noté une corrélation entre la survenue d’une thrombose splanchnique et la présence de signes d’hypertension portale (p = 0,03) ainsi que la survenue de complications. Il n’existait pas de rapport significatif entre l’étiologie de la cirrhose et l’apparition d’une thrombose portale. Conclusion Cette étude confirme que la cirrhose s’accompagne d’un état d’hypercoagulabilité plus important au niveau portal et corrélé à sa sévérité. L’apparition d’une thrombose porte au décours d’une cirrhose est un tournant pronostique compromettant les possibilités de la prise en charge thérapeutique. La préconisation d’un traitement anticoagulant serait un moyen efficace pour obtenir une reperméabilisation d’une part et prévenir une extension de la thrombose pouvant être à l’origine d’infarcissement splanchnique. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.revmed.2017.10.071 CA063

Les thromboses veineuses portales : étude d’une série de 27 patients S. Abouothman 1 , L. Benjilali 2,∗ , L. Essaadouni 3 Médecine interne, service medecine interne, hôpital Razi, CHU Mohamed VI, Marrakech, Maroc 2 Médecine interne, hôpital Arrazi, Marrakech, Maroc 3 Medecine interne, CHU Mohamed VI, Marrakech, Maroc ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : [email protected] (L. Benjilali)

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Introduction Les thromboses portes sont des thromboses veineuses de site inhabituel de présentation clinique variable (asymptomatique jusqu’à l’ischémie digestive) dont le diagnostic repose sur l’imagerie. Le bilan étiologique est souvent incomplet alors que les causes sont souvent multiples. La prise en charge repose sur un consensus d’experts. L’objectif de notre travail est d’étudier les aspects cliniques, les facteurs étiologiques ainsi que les aspects évolutifs sous traitement anticoagulant. Patients et méthodes Il s’agit d’une étude rétrospective de janvier 2006 à février 2017 portant sur les patients suivis dans le service de médecine interne du CHU Mohamed VI pour une thrombose porte. Résultats Vingt-sept patients présentaient une thrombose porte. Il existait une légère prédominance féminine (sex-ratio : 1,15). La moyenne d’âge au diagnostic était de 35 ans (19–70 ans). Le signe clinique le plus constant était la douleur abdominale (77,7 %). La fièvre était présente dans 11 % des cas. La découverte était fortuite dans 11 % des cas. Le syndrome inflammatoire était fréquent (55 %). La cytolyse était aussi fréquente (60 %). Pour les étiologies : la