TROD, VIH et CDAG

TROD, VIH et CDAG

produits générales nouveaux GÉNÉRALES I ACTEURS ÉCONOMIQUES I PRODUITS NOUVEAUX I LIVRES & AGENDA TROD, VIH et CDAG Cette étude évaluait la faisabi...

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produits générales nouveaux

GÉNÉRALES I ACTEURS ÉCONOMIQUES I PRODUITS NOUVEAUX I LIVRES & AGENDA

TROD, VIH et CDAG

Cette étude évaluait la faisabilité et l’acceptabilité de l’utilisation des TROD ainsi que leur impact sur le rendu des résultats dans un centre de dépistage anonyme et gratuit (CDAG). L’intérêt de cette étude pilote est que l’équipe décrit son expérience de l’utilisation de ces tests rapides d’orientation et de diagnostic dans le cadre du dépistage volontaire anonyme et gratuit. Entre janvier 2010 et janvier 2011, un TROD a été proposé, en même temps

qu’un test sérologique en ELISA, à tous les consultants déclarant que leur dernier rapport sexuel non protégé remontait à plus de 3 mois. Pendant la période de l’étude pilote, 3 179 ont consulté au CDAG, où 2 448 TROD ont été réalisés, dont 15 positifs (0,5 %). Le résultat du TROD a été rendu à 97,6 % des consultants alors que le taux de rendu des sérologies ELISA était de 78 % l’année précédente. Aucun faux négatif n’a été identifié avec le TROD, et 2 des TROD positifs n’ont pas été confirmés en ELISA. Enfin, 79,3 % des consultants sont venus rechercher l’ensemble des résultats des examens sérologiques réalisés lors de la consultation initiale. La conclusion des auteurs est que les TROD permettent d’obtenir un résultat rapide avec une bonne sensibilité et spécificité. D’autres expériences devront être menées pour évaluer l’intérêt de l’utilisation des TROD dans des populations

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Une équipe du Service des maladies infectieuses et tropicales de l’Hôpital Saint-Antoine à Paris (Odile Picard, Nadia Valin et coll.) publie dans le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (Institut national de veille sanitaire) le résultat du suivi de patients VIH-positifs pris en charge au niveau du CDAG entre janvier 2010 et janvier 2011.

méconnaissant leurs risques ou situées à l’écart des centres de dépistage. En France, rappellent enfin les auteurs, environ 40 000 sujets s’ignoreraient porteurs d’une infection par le VIH. Le recours aux tests rapides d’orientation et de diagnostic pourrait faciliter le dépistage. ■■ J.-M. M.

Source : InVS, BEH, 22/11/2011. Contact : [email protected]

Médicaments falsifiés : c’est la lutte finale ?

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La contrefaçon de médicaments, problème de santé publique, n’est pas que la copie d’un brevet, c’est la mise en danger de la population, majoritairement des pays en développement. Le CIOPF demande des engagements mettant en avant le rôle essentiel du pharmacien dans cette lutte, et s’adresse aux autorités politiques, et insiste sur plusieurs points. Ils souhaitent contribuer à l’élaboration et à l’application de lois soutenant la lutte contre les médicaments falsifiés. Or, bien qu’un cadre international ait été mis en place avec la convention Médicrime, des désaccords persistent entre pays, notamment sur la définition des médicaments contrefaits/falsifiés !

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Présidant la Conférence internationale des ordres de pharmaciens francophones (CIOPF), Isabelle Adenot, président du Conseil national de l’Ordre national des pharmaciens France, a signé avec les 26 membres de la CIOPF une déclaration sur la lutte contre les médicaments falsifiés.

Autre objectif : développer toutes actions des autorités sanitaires pour lutter contre l’élaboration, le trafic et la diffusion des médicaments falsifiés, notamment par la communication et l’information des populations en danger. Les pays du CIOPF souhaitent encore voir sanctionner la fabrication ou l’entrée du médicament dans la chaîne pharmaceutique légale. Car sur ce point, il n’existe pas encore de cadre juridique permettant la répression, l’essentiel pour l’instant étant de renforcer la sagacité du pharmacien à détecter les faux médicaments.

Depuis plusieurs années, des conseils sont diffusés aux pharmaciens pour éviter les mauvaises surprises : n’acheter les médicaments qu’aux grossistes agréés, être attentif au packaging des médicaments très(trop) proche des originaux, réagir aux alertes de pharmacovigilance des patients, se méfier des offres trop alléchantes, sensibiliser les patients aux dangers des médicaments achetés hors du circuit sécurisé (offres internet !). Les pays en développement sont les cibles faciles des falsificateurs. Pour le CIOPF il faut donc favoriser l’accès aux médicaments de qualité aux populations les plus pauvres et mener des actions concrètes pour éradiquer les circuits parallèles, en associant les pharmaciens aux actions de lutte, de veille, d’alerte et de conseil. Point-clé : il faut adapter les Codes de Santé pour appliquer les sanctions appropriées aux pharmaciens traduits en chambre de discipline. ■■ J.-M. M Source : Ordre national des pharmaciens.

Revue Francophone des Laboratoires - Février 2012 - n°439 //

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