Valeur pronostique des anticorps anti-Chlamydia pneumoniae au cours de la cardiomyopathie péripartum à Niamey (Niger)

Valeur pronostique des anticorps anti-Chlamydia pneumoniae au cours de la cardiomyopathie péripartum à Niamey (Niger)

448s Communications Valeur pronostique des anticorps anti-Chlamydiapneumoniae au cours de la cardiomyopathie pdripartum t~ Niamey (Niger) A. Cenac ~...

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448s

Communications

Valeur pronostique des anticorps anti-Chlamydiapneumoniae au cours de la cardiomyopathie pdripartum t~ Niamey (Niger) A. Cenac ~, A. Djibo ~, N. Velmans ~, J.M. Sueur ~, C. Chaigneau ~, J. Orfila ~ But : Les auteurs testent l'hypoth~se d'une relation pronostique entre les taux d'anticorps spEcifiques anti-C, pneumoniae et l'Evolution de la cardiomyopathie pEripartum. M~thodologie : Le statut s6rologique de l'infection ~ Chlamydia pneumoniae de 50 Africaines atteintes d'insuffisance cardiaque pEripartum h Niamey (Niger) est d6fini. Vingt-cinq Africaines de mEme origine gEographique mais indemnes de maladie cardiaque constituent le groupe tEmoin. Les anticorps spEcifiques sent recherchEs par micro-immunofluorescence qui permet la distinction des structures immunoglobuline G (IgG), immunoglobuline A (IgA) et immunoglobuline M (IgM). En IgG, la limite de positivit6 est _> 1/32, en structure IgA et IgM _> 1/ 16. L'Echantillon sanguin 6tudi6 a 6t6 prElevE lors de l'&ablissement du diagnostic de cardiomyopathie pEripartum, avant tout traitement. Le statut sErologique des patientes a 6t6 compare globalement ~t celui des tEmoins et ~t des sous-groupes de patientes d6finis par une Evolution vers la remission complbte, incomplbte ou le decks. La mEthode statistique est le test du chi-2.

Rdsultats : Des differences significatives (p < 0,05) existent entre diffErents groupes et sous-groupes : <, <~, <(p < 0,025). Les anticorps anti-C. pneumoniae des patientes h Evolution clinique favorable (rEmission complete) 6taient plus souvent ~tun niveau plus has que ceux des patientes a Evolution plus s6v~re. Conclusion : La presence, au moment du diagnostic de CMDPP, d'un anticorps IgG de spEcificit6 Chlamydia pneumoniae, ~ un niveau _>32, est liEe h une Evolution plus souvent pejorative de la cardiomyopathie dilatEe pEripartum ~ Niamey. C'est le premier marqueur identifi6 de pronostic prEcoce de la cardiomyopathie p6ripartum. TService de medecine interne 4, CHU de la Cavale Blanche, 29609 Brest, France (coopdration franqaise) ; 2service de m6decine interne, h6pital National, Niamey, republique du Niger ; 3biobanque de Picardie, 16, rue Fernel, 80000 Amiens, France

II faut penser au diagnostic de syndrome drepanocytaire majeur chez I'adulte. A propos d'une sdrie de 108 patients ayant eu un diagnostic tardif M. Niault~, F. Roudot-Thoraval2, A. Habibi~, D. Bachir 1, A. Schaeffer 1, F. Galacteros 1, B. Godeau 1 Le diagnostic de syndrome drEpanocytaire majeur (SDM) est parfois port6 a l'~ge adulte. Afin de prEciser les caractEristiques de ces patients, les observations de tousles malades suivis dans notre institution et dent le diagnostic de SDM a 6t6 port6 apr~s l'~ge de 15 ans ont 6t6 analysEes rEtrospectivement. R~suhats : 108 observations de malades atteints d'un SDM de type SS (49 %) et SC (51%) ont 6t6 analysEes. L'~ge moyen au moment du diagnostic 6tait de 24 + 9 ans. La principale circonstance de dEcouverte 6tait une crise vase-occlusive (CVO) non compliquEe (44 %), ou une complication chronique du SDM (19 %), surtout oculaire, pulmonaire ou rhumatologique. Chez 57 malades (51%), le diagnostic aurait pu 8tre plus prEcoce en raison de l'existence d'antEcEdents familiaux ou de signes cliniques 6vocateurs. Des corps de Jolly signant une aspl6nie fonctionnelle chez ces patients non splfnectomisEs &aient de plus presents chez 60 % des patients. L'~ge moyen lors de la dernibre 6valuation 6tait de 39 -I- 9 ans. Malgr6 une r6v61ation tardive du

Rev MEd Interne 2000 ; 21 Suppl 4

SDM, l'Evolution a 6t6 severe dans 20 % des casjustifiant la mise en route d'un traitement par hydroxyurEe et/ou transfusions. L'Evolution a 6t6 plus s6v~re chez les 57 patients chez qui il y a eu un retard diagnostique avec un score de sEvErit6 clinique plus 61eve (2,2 + 1,5 versus 1,6 + 1,3 ; p = 0,02), et une plus grande frEquence des syndromes thoraciques (46 % versus 26 %, p = 0,01) et des ostEon6croses de hanche (56 % versus 29 %, p = 0,01). Conclusions : Une rEvElation tardive du SDM n'emp~che pas une Evolution grave dans un 20 % des cas. Le diagnostic de SDM pourrait souvent ~tre 6voqu6 plus pr6cocement. Ce retard diagnostique est prEjudiciable comme en atteste une 6volution clinique plus severe alors que certaines complications auraient pu ~tre 6vit6es. Cela plaide pour la mise en place d'un dEpistage systEmatique ~ la naissance dans les populations ~t risque. ~Centre de la drepanocytose, eunit~ d'evaluation et de biostatistique, hOpital Henri-Mender, 94000 Cr~teil, France